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Un épisode dans la série des mensonges occidentaux

Douma où l’arnaque chimique

29 mai 2018 | 22:00


La prétendue attaque à l’arme chimique perpétrée à Douma dans la province de Ghouta en Syrie serait un tissu de mensonges, une mise en scène orchestrée par des rebelles de l’opposition, appuyée par une couverture médiatique occidentale et encouragée, au demeurant, par les responsables politiques notamment américains. Cette affaire n’est qu’un épisode dans la série des mensonges occidentaux.

C’est ce qui ressort des témoignages fournis par des habitants de la ville syrienne de Douma, utilisés par l’opposition comme acteurs et figurants de cet horrible montage qui a valu à la Syrie de subir une agression tripartite le 13 avril dernier aux missiles Tomahawks. 


Présentés devant les membres de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), à la Haye le 26 avril 2018, des témoins oculaires ont fait état de faits qui balayent la version défendue par l’Occident imputant à l’armée syrienne d’avoir bombardé des civils avec du chlore.
Cette déposition devant l’OIAC n’a pas eu les faveurs de la presse occidentale qui l’a gardée sous silence ou l’a relégué au second rang de ses titres. En vue de riposter à la machination occidentale, les gouvernements russe et syrien ont présenté 17 citoyens de Douma dont un garçon devenu célèbre dans la toile, tant il a été décrit comme une victime d’attaque chimique dans les vidéos diffusées par des « Casques blancs  », de prétendus secouristes activant sous la bannière d’Al Qaida en Syrie.


Casques blancs ou Djihadistes

Ces « bénévoles » étaient également actifs dans plusieurs localités syriennes contrôlées notamment par le Front Al-Nosra dont Alep et Deir Ezzour.

Durant leurs dépositions, les témoins ont révélé comment ces « agents humanitaires » ont monté un scénario d’une attaque chimique. N’était-ce la Russie, ces témoins n’auraient pas pu faire entendre leur récit que « le monde de la libre parole » a voulu réduire au silence pour ne laisser entendre que les voix qui confortent sa propagande interventionniste en Syrie.

Ainsi, au cours d’une conférence de presse organisée par la mission russe au sein de l’OAIC, deux témoins clefs vont battre en brèche la version occidentale et surtout celle de la « rébellion » dans la Ghouta orientale. Il s’agit de la star du net, Hassan Diab un garçon natif de Douma, et âgé de 11 ans qui avait été présenté dans une vidéo de la rébellion comme une victime de l’attaque chimique. Devant les membres de la commission, Hassan livre un témoignage sans la moindre équivoque. « Nous étions au sous-sol et nous avons entendu des gens crier qu’il fallait aller à l’hôpital. », affirme Hassan. C’était un ordre indiscutable émis par des hommes qui prétendaient qu’une attaque chimique venait d’avoir lieu. « Nous sommes passés par un tunnel. A l’hôpital, ils ont commencé à m’asperger d’eau », raconte-t-il. Des inconnus filmaient la scène alors qu’aucun civil n’a été exposé à un produit chimique.


Hassan après avoir été aspergé d’eau par les casques blancs

Néanmoins, Hassan n’était pas le seul témoin direct présenté par la Russie ce 26 avril à La Haye. Ahmed Kashoi, un responsable des urgences, également présent, raconte de son côté : « Il y avait des personnes que l’on ne connaissait pas, et qui filmaient dans le service. Ils filmaient la scène du prétendu chaos et les personnes qui étaient arrosées d’eau », précise-t-il.
« Cela a duré une heure. Nous sommes venus apporter notre aide aux civils puis nous les avons renvoyés chez eux car nous avons constaté qu’aucun d’eux n’a été victime d’une exposition à un agent chimique », souligne-t-il.
Un autre témoin, Halil al-Jaïch, travaillant au service de réanimation de l’hôpital de Douma a confirmé que certains patients souffraient certes de difficultés respiratoires qui étaient dues à la poussière générée par des bombardements classiques survenus à Douma au même moment, le 7 avril, mais pas à des agents chimiques.(vidéo)


L’ombre de Khan Cheikhoun
Prenant la parole, le représentant de la Russie auprès de l’OIAC n’est pas allé de main morte. « Au lendemain du 7 avril, la machine propagandiste du trio occidental (ndlr : USA, Royaume-Uni et France) est entrée en action », a-t-il dénoncé, rappelant à l’occasion le procédé similaire qui avait mené à des attaques américaines sur la Syrie suite à la prétendue attaque chimique de Khan Cheikhoun le 4 avril 2017.
Cette agression intervenait alors que la rébellion islamiste dirigée par Al-Nosra essuyait de sérieux revers dans toutes les localités entourant Khan Cheikhoun.
Le père d’Hassan a confirmé ce récit, ajoutant qu’il n’y avait eu aucune attaque chimique dans la ville.
« Quand j’ai appris que mon enfant était à l’hôpital, j’ai demandé de m’absenter de mon travail pour y aller. J’ai fumé dehors, je n’ai rien senti. Je suis entré à l’hôpital et j’ai vu ma famille. Les extrémistes ont donné des dattes, des biscuits et du riz aux participants à ce tournage avant de nous laisser rentrer chez nous. Mon enfant se portait parfaitement bien », a indiqué l’homme.
Des correspondants de la chaîne américaine One America News Network se sont eux aussi rendus à Douma. (Vidéo)


Ils ont interviewé les médecins de l’hôpital, qui avait servi de lieu de tournage pour l’attaque chimique présumée, ainsi que des habitants de Douma.
Personne n’a confirmé l’attaque chimique présumée, selon les personnes interrogées en direct par le présentateur de la chaine. « Tout était ordinaire dans ce quartier et n’avaient remarqué rien d’anormal », a noté le journaliste citant 40 ou 50 autres habitants de plusieurs quartiers de Douma qui ont affirmé n’avoir entendu parler d’aucune attaque chimique.


Le reporter américain s’était également rendu à l’endroit où désigné lieu de l’attaque mais sans pour autant trouvé la moindre preuve. Il s’est déplacé ensuite à l’hôpital, contrôlé par la rébellion, sans retrouver des patients hospitalisés et victimes de « l’attaque chimique ».


De son côté le ministère russe de la Défense avait rendu public une vidéo dans laquelle des médecins de l’hôpital assurent qu’aucune des personnes conduites aux urgences « ne présentait de traces d’intoxication par des agents chimiques ».
En dépit de toutes ces preuves, les médias occidentaux ont servi de relais à la propagande officielle afin de baliser le terrain à une agression contre la Syrie en violation de la légalité internationale. Ils ne reconnaissaient que les « preuves » de médecins dont la seule éthique consistaient à s’allier avec la rébellion islamiste depuis 2011. C’est à l’image du « Figaro », « Le Monde » et de « Libération » qui ont consacré leur « Une » au « massacre de Douma qui aurait fait 48 morts », dans la perspective d’ameuter une classe politique, acquise dans sa majorité, à une intervention française directe dans l’ancienne colonie.
Pour ce faire, ces médias ne cessent de ressasser, depuis 7 ans, la même rhétorique qui consiste à qualifier le Président Syrienne Bashar Al Assad de « dictateur sanguinaire qui massacre son peuple », un alibi suffisant à leurs yeux pour s’immiscer dans les affaires de ce pays.

Le général Igor Konachenkov

Et dans ce genre de posture, l’objectivité ou le recul sont cachés sous le tapis. A telle enseigne que les preuves présentées par le porte-parole du ministre de la Défense russe Igor Konachenkov à la Haye, attestant de l’implication du Royaume-Uni et de plusieurs pays occidentaux dans la mise en scène de Douma, sont vivement dénigrés par les médias occidentaux. Suite à la déposition des témoins, les médias occidentaux ont réagi à l’unisson comme s’ils obéissaient aux injonctions d’un unique rédacteur en chef. Les commentaires de certains titres illustrent cette posture. On citera le Japan Times, The Times de Londres, New York Daily News, du Washington Post qui accusent : « la Russie d’échafauder une mascarade à la Haye en vue de démontrer que l’attaque chimique à Douma a été simulée ». Pis encore, ces mêmes medias tentent par des moyens peu déontologiques de discréditer la Russie et réduire à néant ses efforts visant à faire la lumière sur des évènements et démasquer les vrais coupables.


Le massacre de Racak
Cette attitude à nier les évidences chez les Occidentaux n’est pas nouvelle. Il y a 19 ans, l’armée serbe a été au cœur d’une invraisemblable machination baptisée « Le massacre de Racak », un village au Kosovo, où 45 cadavres avaient été découverts en 1999. La macabre trouvaille avait été immédiatement transformée par les médias occidentaux en un massacre de civils albanais attribué aux Serbes, suscitant l’indignation mondiale, et servant de prétexte au bombardement de l’ex- Yougoslavie.
En réalité, il s’agissait de combattants de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) tués dans les affrontements qui ont été récupérés et rassemblés dans un champ puis rhabillés en civil. Une mission internationale conduite par l’américain William Walker avait accusé la Serbie du « massacre ».



Helena Ranta, inspectrice de l’OAIC au Kosovo

Plus tard, il est apparu que l’équipe d’observateurs américains de Walker était en grande partie composée d’agents secrets appartenant à la CIA. Or, la finlandaise Helena Ranta, responsable de l’équipe d’enquêteurs sur le terrain, avait révélé, en 2009, dans un livre autobiographique comment elle a été obligée de confirmer la version officielle. Un autre épisode est venu aussi révélé l’aplomb avec lequel l’administration américaine a menti au monde entier sur les armes de destruction massive en possession de l’Irak en se servant d’un simple tube de laboratoire, supposé contenir des fioles d’Anthrax, présenté alors par le secrétaire d’Etat Colin Powell aux membres du conseil de sécurité.
Cette entourloupette que Powell a admis qu’elle était mensongère, a été suffisante pour justifier une agression et de la destruction de l’Irak depuis 2003 coutant la vie à près de 600.000 morts. Cette politique de mensonges constitue le socle de ce qui est baptisé « le monde libre », un monde libre de mentir.
L’affaire Skripal, survenue en mars dernier, est venue conforter la conviction ancrée chez beaucoup selon laquelle l’Occident se sert de la propagande et de la manipulation comme seules options dans les rapports internationaux.


Skripal et les mercenaires …
Annoncé mourant suite à un empoisonnement, l’ancien espion russe Serguei Skripal est soudainement guéri alors que l’antidote, selon les médias occidentaux, était inexistant.
Cette affaire qui a défrayé la chronique et imputée à la Russie, par la Premier Ministre britannique, Theresa May, sans la moindre preuve est aujourd’hui mise sous le boisseau. Un tollé s’en est pourtant suivi qui a conduit à l’expulsion de 150 diplomates russes de plusieurs capitales occidentales, en plus des sanctions prises contre Moscou.
Ces mensonges ont fini par morceler la Serbie en 1999 et détruire l’Irak en 2003.
Toutefois, en 2018, la propagande occidentale n’a pas eu raison de la Syrie. L’agression tripartite conduite par les USA, l’Angleterre et la France, contre Damas à coup de missiles lancées à partir de porte-avions, était destinée à imposer un fait accompli et changer la donne sur le terrain au profit des terroristes.


Toutefois, en dépit des atermoiements américains au sujet de l’échec de ses frappes contre la Syrie (71 missiles sur 100 interceptés par la DCA Syrienne).
Cette agression n’a pas empêché l’armée syrienne à reprendre les localités sous contrôle de la rébellion islamiste et de poursuivre ses combats contre les groupes terroristes. 


Membres des forces sépciales américaines à Raqqa

Appuyant les efforts de l’armée syrienne, les navires et sous-marins russes ont visé, fin avril dernier, avec des missiles croisière de type « Kalibr » un groupe de mercenaires américains recruté par des sociétés militaires privées comme Blackwater, pour sévir dans la localité de Homa. Le Pentagone nie toujours la présence de soldats américains qui agissent dans les rangs de la rébellion dans cette partie du pays. Ce qui a donné toute la latitude aux forces russes de frapper les militaires américains leur infligeant de lourdes pertes, sans en informer Washington. 
Le Pentagone a essuyé cette défaite sans jamais avoir le courage de la reconnaitre officiellement. Cependant, pour faire face aux tapages médiatiques occidentaux et à la cascade de sanctions de l’UE et les USA, Moscou a opté pour une démarche silencieuse qui consiste à réduire à néant sur le terrain les provocations et les menaces. Une stratégie qui s’avère payante.

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