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Des parents d’élèves retiennent leurs enfants chez eux

5 septembre 2016 | 19:58
N. Bensalem

Les parents d’élèves veulent faire entendre leur voix. Ils ont pour cela attendu la rentrée des classes. Il faut dire qu’ils ont frappé fort hier dans plusieurs régions de la wilaya, au point d’inciter la direction de l’éducation à agir en organisant une conférence de presse hier.

Du coup, la reprise n’a pas eu lieu comme prévu dans plusieurs établissements, tous paliers confondus. Il est vrai que, dans la majorité des établissements de la wilaya, les enseignants ont repris dans des conditions normales en dépit de quelques manques. Mais c’était compter sans les parents d’élèves qui ont exprimé hier leur colère avec force.

L’absence d’aménagement et d’entretien, le manque d’encadrement pédagogique et administratif, le déficit de transport scolaire, des accès aux établissements non aménagés… sont autant de points soulevés par les mécontents qui ont décidé de retenir leurs enfants à la maison.

Ils n’ont pas manqué de rappeler aux autorités du secteur les engagements pris l’année dernière, lesquels n’ont pas été tenus. Au CEM chahid Aliouat, dans la commune de Bouhkelifa (daïra de Tichy), les parents d’élèves ont, par le biais de leur association, décidé de retenir leurs enfants à la maison.

Du coup, la reprise n’a pas eu lieu et a été ajournée. Les parents d’élèves réclament l’aménagement ou le revêtement en béton bitumineux de l’accès à l’établissement sur plusieurs centaines de mètres, le renforcement du transport scolaire (la commune ne dispose que de 4 bus pour le ramassage d’un nombre important d’élèves), l’aménagement des ateliers (informatique, bibliothèque, salle de sport), celui de la cantine scolaire, etc. Ils rappellent avoir saisi les autorités de wilaya en ayant observé des actions similaires l’an dernier, « hélas sans succès en dépit des engagements pris par les autorités du secteur ».

Au CEM de Tabouda, Rabiâa-Benmessaoud, à Béni M’likèche, les parents d’élèves ont retenu leurs enfants à la maison pour protester contre les carences au niveau de l’établissement, notamment l’absence de sécurité à cause du manque de personnel administratif (surveillant général, adjoints d’éducation), du manque d’encadrement pédagogique (enseignants), de celui de l’aménagement de la cantine scolaire, du revêtement de la cour, de l’aménagement des sanitaires, de l’entretien, etc.

« Nous avons adressé un rapport aux autorités concernées et avons observé une grève de trois jours en 2015, mais cela est resté sans réponse », confie l’un des protestataires. Aussi, à Chellata, la rentrée des classes n’a pas eu lieu au CEM Larbi-Touati, sis à Ighil Ouverouak.

Le terrain sur lequel est réalisé l’établissement est en effet l’objet d’un conflit. Les propriétaires du lopin de terre qui n’ont pas été dédommagés ont décidé de bloquer l’école à la rentrée. La justice avait, pour rappel, tranché en leur faveur en juin dernier mais la décision n’a pas été appliquée à ce jour.

Dans la commune de Tinebdar, les parents d’élèves ont aussi retenu leurs enfants chez eux pour exprimer leur mécontentement du fait des « mauvaises conditions de scolarisation de leurs enfants dans les établissements de la localité, notamment ceux du cycle primaire.

Ils réclament la révision de la nouvelle carte scolaire de l’établissement et veulent en finir avec la surcharge des classes, notamment pour le préscolaire où le groupe pédagogique dispose de 35 élèves. Ils exigent le retour à deux groupes pédagogiques par niveau. Au lycée de Chemini, la rentrée des classes n’a également pas eu lieu car les travailleurs exigent le désamiantage de l’établissement.

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