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Des logements vides

7 octobre 2015 | 19:31
N. M.

De l’avis d’une experte onusienne venue enquêter sur le secteur de l’habitat, l’Algérie fait partie des rares pays au monde qui pratiquent encore une politique sociale du logement.

En effet, la rapporteuse de l’ONU, urbaniste confirmée originaire de l’Amérique latine, n’a pas caché son admiration pour la générosité de l’Etat algérien pourvoyeur de toits sans la contrepartie financière exagérée qui prévaut dans le milieu de l’immobilier à l’échelle de la planète.

L’actuelle opération de recasement des citoyens dans une situation précaire au niveau de la wilaya d’Alger vient confirmer les efforts colossaux consentis par le Trésor public pour réaliser ces cités champignons qui vont héberger d’heureux élus inscrits sur les listes de daïras et communes.

« Huit mille familles seront relogées en ce mois d’octobre 2015 », selon le communiqué de l’APS, c’est un peu la face positive de la baraka pétrolière qu’on pleure déjà comme le souvenir des quinze glorieuses.

Qu’importe si les ambitions de logements ont été réellement atteintes ou non puisque des milliers de familles ont pu accéder à des appartements neufs, bénéficiant des commodités minimales. De qualité inégale en fonction des entreprises qui les ont bâties, des plans d’architecture, du suivi des services techniques, des enveloppes allouées ou de la qualité des matériaux, ces nouvelles résidences livrées à la va-vite, ont pu amortir le choc de la croissance démographique et de l’exode rural.

Il faudra bien entendu un audit et un recensement sérieux pour savoir dans quelle mesure la crise du toit a pu être surmontée mais, de parole de promoteurs immobiliers indépendants, les différents dispositifs d’accès au logement tels que l’AADL, le LSP maintenant LPA, le soutien pour l’autoconstruction etc en plus des prêts bancaires bonifiés, ont fini par faire chuter la demande. Une excellente nouvelle même s’il existe encore une tranche de citoyens qui attendent le sésame.

A présent que les caisses de l’Etat se vident et qu’il devient impossible de construire davantage faute d’assiettes foncières, il faudra peut-être penser à prendre des mesures coercitives contre les propriétaires des centaines de milliers de logements vides qui pourraient être loués ou récupérés dans un droit de préemption que les pouvoirs publics pourront actionner. Pour une justice sociale continue qui profitera à tous en dépit de la récession.

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