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Des logements prêts bloqués depuis plusieurs années

28 octobre 2018 | 18:57
Logements N. Bensalem

Le projet des 50 logements confié au promoteur Hidja Azzedine dans le cadre de la 3e tranche du plan quinquennal 2005-2009 a fait couler beaucoup d’encre.

Entre la revendication incessante des souscripteurs qui demandent instamment la remise des clés pour pouvoir mettre à l’abri leurs enfants selon les conditions initiales et les difficultés pratiques rencontrées par le promoteur pour pouvoir le faire, il y a encore beaucoup de choses à dire pour éclairer l’avis du promoteur, qui a pris contact avec nous suite aux nombreux mouvements de protestation des souscripteurs. M. Hidja relève les difficultés rencontrées sur le terrain qui l’empêchent de livrer définitivement le projet et sortir de cet imbroglio.

Il commence d’abord par interpeller le wali et le ministre de l’Habitat afin d’ordonner aux autorités concernées de lui délivrer le permis de réaménagement manquant exigé pour réaliser une conduite d’assainissement, comme il lui a été demandé de le faire pour pouvoir obtenir un certificat de conformité, lequel lui permettra d’établir les actes de propriété et de remettre les clés aux bénéficiaires, dont certains ont, selon lui, squatté des logements avant même que les travaux soient finis. M. Hidja déplore, en outre, le fait que la tranchée qui a été creusée pour réaliser une conduite d’assainissement a été colmatée par des souscripteurs, qui n’ont pas cherché à connaître les raisons de ces travaux supplémentaires. Selon lui, « ces derniers m’ont enfoncé au lieu d’être de mon côté », nous dit-il. « Leur aide est précieuse si l’on veut terminer les travaux rapidement et pouvoir établir des actes de propriété, mais les souscripteurs ne comprennent pas les difficultés d’ordre bureaucratiques que je rencontre à ce jour", souligne-t-il.

Relatant les péripéties de ce projet, le promoteur rappelle qu’il a déposé en 2007 son permis de construire mais que l’APC lui avait vite notifié un ordre d’arrêt des travaux au motif que le projet ne cadrait pas avec le plan d’occupation du sol car devant recevoir les équipements publics. Néanmoins, un arrêté avait été approuvé par la wilaya entre-temps et la liste des souscripteurs avait été validée. Le promoteur a entamé alors les travaux de terrassement mais le projet a vite été retardé par des pluies diluviennes en 2008, contraignant le promoteur à revoir l’étude après le passage du CTC. Ceci, a-t-il rappelé, a nécessité un avenant qui dépasse 45% du montant du marché initial. L’étude de génie civil n’a finalement été remise au promoteur qu’une année plus tard. La modification du permis de construire, conformément aux nouvelles exigences du CTC, a buté de nouveau sur des blocages. Le promoteur a obtenu quand même un permis de construire valable 18 mois. Le permis d’achèvement a été prolongé à mars 2015, soit de 12 mois, suite à la réclamation du promoteur. Une commission mixte de la wilaya s’est déplacée sur place pour voir la réalisation des travaux de voirie et des réseaux divers (VRD). L’initiateur du projet a obtenu toutes les autorisations, exceptée celle de l’hydraulique, qui avait émis une réserve technique nécessitant la réalisation d’un sous-sol et d’un entre-sol pour le branchement et l’entretien du réseau des eaux usées, qui permettraient également l’accès aux logements. Il a déposé alors un permis de réaménagement et a obtenu tous les avis favorables, cependant, il manquait toujours l’avis de la direction du logement. Le promoteur a introduit tous les recours possibles pour débloquer la situation, sans succès. Et suite à la colère des souscripteurs, lesquels avaient tenté de squatter les logements, une réunion avait été convoquée par l’ex-wali et avait rassemblé les différents acteurs et les représentants des souscripteurs. Le promoteur s’était engagé alors à livrer les logements dans un délai très court mais avec l’obtention rapide d’un permis de réaménagement. Un document qu’il n’a pas

pu obtenir. Le promoteur s’interroge sur le pourquoi d’un tel blocage car même après les recours introduits auprès de la justices, rendus en sa faveur, son projet est toujours bloqué. Il demande au wali et au ministre de l’Habitat d’intervenir et de mettre fin à cette situation. Notons que l’apport financier des souscripteurs dans la première fiche technique est de 16% avec un avenant de la nouvelle fiche technique de 4,90%, mais celle-ci n’a pas encore été validée. Ce blocage, selon lui, coûte très cher avec la bonification du taux d’intérêt de la banque, qui lui impose de lourdes pénalités de l’ordre de 6 millions de dinars par trimestre. Le montant cumulé à ce jour s’établit à plus de 10 milliards de centimes. La banque lui réclame ainsi un total de 30 milliards de centimes, qu’il se doit d’honorer. Aujourd’hui, le promoteur interpelle les autorités centrales du pays afin d’intervenir et de débloquer la situation en vue de livrer enfin le projet.

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