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Des leaders politiques prônent la transition

13 mai 2019 | 22:00
Benbitour Hocine Adryen

L’ex-chef de gouvernement Ahmed Benbitour a estimé que le maintien de l’élections présidentielle du 4 juillet mènerait l’Algérie vers « la catastrophe », appelant à la mise en place d’une « période de transition. « La nécessité de changement du système de gouvernance est absolument indispensable. Si l’on reste dans l’élection présidentielle du 4 juillet, on va aller vers la catastrophe », a prévenue Benbitour, lors d’un entretien accordé à la Chaîne III « Si l’on ne passe pas par une période de transition, on n’arrivera pas à une solution. Nous sommes aujourd’hui toujours dans un cinquième mandat sans le candidat habituel, alors que la première réclamation de la population quand elle est sortie dans la rue était ˮNon à un cinquième mandatˮ », a-t-il dit, avant d’ajouter : « Il est vrai que ce n’est plus le même candidat, mais si l’on continue dans ce processus de l’élection jusqu’au 4 juillet, on sera toujours dans un cinquième mandat sans le candidat habituel. Depuis l’indépendance à aujourd’hui, tous les chefs d’Etat ont été désignés par l’Armée et non pas élus par le peuple. Nous espérons que cette fois-ci, ce ne sera pas l’Armée qui va désigner celui qui va être le candidat à la présidence de la République, qu’on aura vraiment une élection et non une désignation. Si l’on reste dans la perspective de l’élection du 4 juillet, c’est fatalement une désignation et non une élection », a souligné encore Ahmed Benbitour. Enfin, il a estimé que la mission de l’Armée et son devoir est de remettre ce pouvoir au peuple : « Nous sommes dans un nouveau rapport de force depuis le 22 février, et ce serait grave et dangereux qu’on attende que le rapport de force en termes de pouvoir devienne un rapport de force en termes de violence. »

La même analyse est formulée par Ali Benflis, l’ancien chef de gouvernement et président du parti Talai El-Houryet. Il préconise une période de transition, estimant qu’il ne faut pas rester prisonniers des voies constitutionnelles, mais y trouver des solutions politiques consensuelles. Selon lui, un savant dosage de ces deux alternatives permettra de réaliser le salut, créant ainsi une période transitoire démocratique. Même position pour l’ex-chef de parti MSP, Abderezak Makri, qui pense qu’il faut instaurer cette période de transition en toute urgence afin de mener le pays vers la stabilité.

De son côté, Saïd Sadi, très actif ces derniers temps, vient de lancer une salve sur sa page Facebook sur l’homme fort du moment, le général de corps d’armée Salah Gaid, redoutant le pire : l’état-major de l’armée exploitant la vacance de la présidence le 9 juillet prochain pour imposer un état d’exception. « C’est le choix de l’abîme au lieu de celui du peuple » ? a-t-il écrit dans une nouvelle tribune « Le 9 juillet, le pays se retrouvera sans Chef d’Etat, le délai de la présidence intérimaire étant consommé(…) Ce vide ouvre la voie à toutes les aventures, y compris celle du recours à l’état d’exception.

Des voix redoutant cette éventualité n’hésitent pas à assurer que l’invraisemblable blocage politique entretenu contre vents et marées tend, justement, à provoquer cette funeste perspective. Ont-elles tort ? » s’est interrogé l’ex-président du RCD. Said Sadi a rappelé au commandement de l’armée qu’il « n’est pas trop tard pour prendre la bonne résolution ». Selon lui, le peuple « a ouvert la voie » pour l’avènement d’une nouvelle Algérie fraternelle, tolérante et progressiste. Enfin, l’ex-chef du RCD, se demande si « l’Algérie des Abane, Ben Boulaid, Ben M’hidi et de tous ceux qui ont donné leur vie pour faire naître une république démocratique et sociale mérite pareille humiliation après cinquante-sept ans d’une « indépendance confisquée. Le peuple algérien, qui a déclenché ce qui est désormais une révolution démocratique unique dans les annales politiques contemporaines, va-t-il tolérer le substitut d’un pouvoir encore plus pathétique que l’original qu’il a congédié ? », s’est-il encore interrogé.

Saïd Sadi propose enfin de reporter le scrutin présidentiel quitte à « violer une fois de plus une Constitution que les partisans du statu quo déterrent à chaque fois qu’ils doivent rejeter la transition démocratique demandée par le peuple depuis maintenant trois mois ».

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