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Des incertitudes et une tendance favorable

17 juin 2016 | 23:03
H. R.


Alors que tous les indicateurs convergent vers un durcissement des cours du baril, voire vers une remontée progressive sur les six prochains mois autour d’une fourchette 55-60 dollars le baril, voilà que les marchés mondiaux connaissent depuis quelques jours une baisse significative.


En effet, le Brent enregistre une cinquième séance de baisse consécutive, à 48,20 dollars, perdant ainsi plus de quatre dollars le baril en très peu de temps. Une semaine de déclin sur les cours qui avoisinaient les 7%, alors que les analystes prévoyaient pratiquement le contraire, d’autant que des spéculateurs sur le marché ont mis le paquet, cherchant sans doute à anticiper une nouvelle flambée.


Rien ne justifiait cette tendance baissière, d’autant que la situation demeurait toujours incertaine dans un grand périmètre du champ pétrolifère au Nigéria, en raison des menaces terroristes, et que la production mondiale continue de baisser un peu partout, non seulement aux Etats Unis avec le retrait massif des producteurs du pétrole de schiste, mais aussi d’autres contrées qui ont vu une diminution potentielle des stocks.


Déjà, les experts de l’Organisation des pays exportateurs du pétrole, tout comme ceux de l’Agence internationale de l’énergie, qui défend les intérêts des pays consommateurs, ont annoncé depuis peu une réduction de l’offre excédentaire de brut.


C’est cette réduction qui semble avoir impacté les cours actuels. L’OPEP pompait déjà presque trois millions de plus que ses quotas moyens, un excès dans l’extraction et l’offre qui avait commencé en 2014 quand l’Arabie saoudite et les autres monarchies du Golfe avaient lancé leurs batailles des « parts du marché ».


La règle à l’époque est d’ouvrir les robinets et de laisser dégringoler les prix du baril jusqu’à atteindre des seuils intolérables. Des pays dont les coûts de production sont chers, comme le Vénézuela, ne pouvaient résister. 


C’est l’effondrement de tout un système social et politique qui s’annonce en perspective dans le pays du président socialiste Maduro. Même l’Algérie est en train de repenser son propre système de subvention, qu’elle a bâti au temps du socialisme boumédiéniste, notamment dans les denrées alimentaires de première nécessité et les carburants.


Pour combattre cette frilosité des cours, Moscou et Caracas viennent d’annoncer le lancement de nouvelles négociations sur un éventuel gel de leur production de pétrole, déjà assez conséquent. Il semble que cela n’a pas eu d’impact, ni effet immédiat. Aucun autre pays, parmi les gros producteurs, comme Ryad ou Doha, n’ont emboîté le pas ou exprimé un point de vue favorable à ce gel.


Déjà, à deux reprises, les pourparlers sur le gel ont échoué lamentablement, certainement pour des raisons politiques. L’Arabie saoudite avait exigé de l’Iran de participer à ce gel, alors que ce dernier pays venait juste de reprendre ses ventes de brut après des années d’embargo. Le dernier sommet de Vienne, tenu le 2 juin, s’est achevé sans prise de décisions ou actions notoires de la part de l’OPEP, qui semble vouloir laisser le marché libre et encore inondé de pétrole moins cher, pour une durée encore plus longue.


Pour les experts, la récente baisse des cours est affectée par une soudaine montée du dollar face à l’euro. Cette dernière monnaie est affaiblie par les incertitudes qui pèsent sur une éventuelle sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne, surtout que les sondages sur les résultats du référendum de la semaine prochaine sont mitigés. Le Brexit va-t-il doper les cours ?

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