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Des forces pro Damas à Afrine « dans les prochaines heures

19 février 2018 | 23:42
Syrie R.I


Des forces progouvernementales en Syrie pourraient entrer lundi dans la région d’Afrine après des discussions avec les forces kurdes, pour tenter de mettre fin à l’offensive meurtrière de la Turquie contre cette enclave du nord-ouest du pays.


Et le ministre tuc des Affaires étrangères menace que rien ne peut arrêter les forces turques. L’armée turque, appuyées par des rebelles syriens, mène depuis un mois une offensive terrestre et aérienne contre cette zone pour en chasser les Unités de protection du peuple (YPG).
Cette milice est considérée comme « terroriste » par Ankara mais alliée des Etats-Unis dans la lutte contre la milice wahhabite terroriste Daech (Etat islamique-EI) en Syrie. « Les forces populaires vont arriver à Afrine dans les prochaines heures pour soutenir ses habitants contre l’attaque du régime turc », a indiqué ce lundi l’agence officielle syrienne Sana, citant son correspondant à Alep. Elles vont « se joindre à la résistance contre l’agression turque », a ajouté Sana, précisant qu’il s’agissait de « défendre l’unité territoriale et la souveraineté de la Syrie ». L’agence n’a pas donné de détails sur la composition de ces « forces populaires » ni mentionné de déploiement de l’armée régulière syrienne dans cette région du nord-ouest de la province d’Alep et bordée par la Turquie. Damas a dénoncé l’ »agression » d’Ankara à Afrine mais n’a jamais explicitement déclaré qu’elle interviendrait. Selon l’AFP, le porte-parole de YPG Birusk Hasakeh n’était pas en mesure de confirmer dans l’immédiat le déploiement de forces progouvernementales lundi.


Mise en garde d’Ankara
Pour sa part, Ankara a posé ses conditions. « Au cas où l’armée syrienne entrait à Afrine pour défendre les miliciens kurdes, personne n’arrêtera les forces turques », a dit ce lundi Mevlüt Çavuşoğlu, lors d’un point de presse avec son homologue jordanien à Amman, a rapporté la chaine de télévision satellitaire libanaise Al-Mayadeen.
« Nous saluons l’entrée des forces syriennes dans la ville si c’est pour éradiquer les groupes terroristes et non pour les sauvegarder », a-t-il ajouté. En début d’après-midi ce lundi, le correspondant d’al-Mayadeen a rendu compte d’un pilonnage turc visant le passage que l’armée syrienne devrait traverser pour se rendre à Afrine. « Mariamine, Bassoutah et Jabal Ahlam ont fait l’objet d’un bombardement intensif. Ils forment la route que l’armée devrait emprunter pour se rendre à Afirne », a écrit al-Mayadeen sur son site.
Selon l’AFP, c’est depuis 2012, après le retrait des forces gouvernementales de la zone, que Afrine échappe au contrôle du pouvoir central. Une administration autonome y a été installée. Mais des négociations sont en cours pour un retour potentiel des forces progouvernementales dans l’enclave, selon des responsables. « Des discussions ont lieu sur le plan militaire », a affirmé dimanche à l’AFP le coprésident du Conseil exécutif d’Afrine, Heve Moustafa. La semaine dernière, le commandant des YPG, Sipan Hamo, avait déclaré que ses forces n’avaient « aucun problème » avec une intervention militaire du régime syrien « pour défendre Afrine et sa frontière face à l’occupation turque ». Les autorités kurdes restent elles vagues sur le type de déploiement qu’elles accepteraient à Afrine. Le mois dernier, Othmane al-Cheikh, l’autre coprésident du Conseil exécutif d’Afrine avait exhorté Damas à empêcher l’aviation turque de survoler le canton.

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