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Des experts algériens découvrent un matériel d’espionnage au sein l’UA

27 janvier 2018 | 22:44


Quatre spécialistes algériens en informatique, dépêchés spécialement d’Alger et secondés par des experts en cyber sécurité éthiopiens, ont découvert un matériel d’espionnage au siège de l’UA à Addis-Abeba, en Ethiopie, lors du sommet de l’UA en 2017, rapportent des médias locaux.


Les experts algériens ont d’abord inspecté les salles et débusqué ensuite des micros placés sous les bureaux et dans les murs du nouveau siège de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, construit il y a un an par les Chinois. Une nouvelle architecture informatique, indépendante des Chinois, a également été déployée. Comme ce système de vidéoconférence, développé par les équipes informatiques internes et utilisé par les chefs d’Etat, qui fonctionne par câble et non plus par Wi-Fi.
Ainsi, les quelques diplomates et chefs d’Etat précautionneux peuvent continuer à utiliser leurs brouilleurs d’ondes sans encombre.
Les experts algériens en informatique ont inspecté le bâtiment, construit en 2012 par les Chinois, et ont découvert que l’intégralité du contenu de ses serveurs était transférée à Shanghai. La petite cellule informatique de l’UA a découvert que ses serveurs étaient étrangement saturés entre minuit et 2h du matin.
Les bureaux étaient vides, l’activité en sommeil mais les transferts de données atteignaient des sommets.
Un informaticien s’est donc penché sur cette anomalie et s’est rendu compte que les données internes de l’UA étaient massivement détournées.
Chaque nuit, les donnés de cette institution, selon plusieurs sources internes, se sont retrouvés stockés à plus de 8 000 km d’Addis-Abeba, sur de mystérieux serveurs hébergés quelque part à Shanghaï.
Selon plusieurs sources au sein de l’institution, tous les contenus sensibles ont pu être espionnés par la Chine. Une fuite de données spectaculaire, qui se serait étalée de janvier 2012 à janvier 2017. Attribuée à la Chine, l’immense opération d’infiltration des systèmes informatiques, durait depuis cinq longues années. Depuis, l’UA a acquis ses propres serveurs et a décliné l’offre de la Chine qui se proposait de les configurer.
Cette menace sécuritaire invisible ignorée par la plupart des dirigeants et des diplomates, préoccupe au plus haut point certains hauts responsables de l’UA.
Le nouvel immeuble a été offert il y a tout juste six ans. Il a été entièrement équipé par les Chinois. Les systèmes informatiques ont été livrés clés en main. Et les ingénieurs chinois ont volontairement laissé deux failles : des portes numériques dérobées (« backdoors ») qui donnent un accès discret à l’intégralité des échanges et des productions internes de l’organisation.
Selon les documents publiés par journal Le Monde, en collaboration avec le site The Intercept, des archives de l’ex-consultant de l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine Edward Snowden, les antennes des services secrets britanniques (GCHQ) n’ont pas épargné l’UA. Entre 2009 et 2010, plusieurs responsables ont ainsi vu leurs appels et leurs courriels interceptés, comme Boubou Niang, alors conseiller spécial du médiateur de l’ONU et de l’UA au Darfour (Soudan).
Certaines puissances occidentales privilégient le renseignement humain à l’UA.
A l’instar des services de renseignement français qui, outre leurs dispositifs d’espionnage techniques, ont tenté de convaincre des chefs d’Etat du pré carré francophone de les informer des coulisses de ces sommets.
Au point d’avoir tenté de « recruter » ceux qui ont accédé à la présidence tournante de l’UA ou à la tête de la Commission, selon plusieurs d’entre eux, agacés par cette démarche jugée « humiliante ».

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