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1090

Des erreurs en cascade

12 août 2016 | 19:42
Yazid B.

La ville de Blida vient de se doter d’un nouveau siège de mairie situé en plein centre-ville. En réalité la construction de ce nouveau siège date de plus de 20 ans, mais les travaux étaient à l’arrêt depuis fort longtemps.

Plusieurs responsables et élus se sont succédé à la tête de cette wilaya ou encore de la commune du chef-lieu, mais personne n’a osé prendre le taureau par les cornes et relancer le projet qui était à l’abandon au grand bonheur des délinquants et de l’insalubrité qui y régnait : animaux errants et rats trouvant refuge et nourriture.

Il a fallu l’arrivée de l’actuel wali pour que les choses reprennent leur cours. En moins d’une année après son installation tous les projets qui étaient à l’arrêt ont été relancés, et parmi ces derniers figure le nouveau siège de la mairie.

La nouvelle bâtisse est un joyau pour la population blidèenne : écran pour indiquer les différents services, guichets numérotés, climatisation et fraîcheur à l’intérieur, beaucoup de sièges mis à la disposition des citoyens, services de sécurité qui veillent au grain, distributeur automatique de boissons fraîches.

Mais le point noir, et pas le moindre dans cette nouvelle structure, reste la bousculade et le brouhaha au niveau des guichets.
La plupart des gens réclament des corrections des fautes pour leurs documents : nom de son père ne s’écrit pas ainsi, son épouse porte tel nom à la place de tel autre, les frères dont le nom patronymique s’écrit de différents façons.

De toutes les manières on en voit de toutes les couleurs dans ce service de l’état civil. Nous avons même croisé une femme qui tentait d’expliquer au préposé qu’elle s’était mariée en 2011 et non pas en 2014.

« Ah ce n’est pas moi le fautif c’est le registre. Il faut un jugement », lui rétorquait l’agent au guichet. Elle tentait de reprendre de nouveau mais en vain car personne ne l’écoutait. Un homme qui venait pour demander la rectification du nom de famille qui a été mal transcrit pour son fils, s’est vu le nom de sa femme écrit d’une façon illisible car il a été écrit avec une lettre qui n’existe pas en arabe.

Le nom de son épouse commence par
« na » et comme le point n’a pas été mis sur le « noune » on lui délivrera un extrait de naissance de sa femme avec un phonème qui ne se prononce pas.

« Il vous faut un jugement, je ne peux pas mettre un point sur le registre », lui répond un autre agent. Mais celui-ci lui montre tous les documents qui sont en sa possession (livret de famille, acte de mariage, acte de naissance avec la mention du mariage, les extraits de naissance des ses enfants).

« Rien à faire, le jugement el hadj ! », insista l’employé de l’état civil. Et ainsi de suite. Plusieurs personnes réclamaient des corrections plus que logiques et visibles à l’œil nu, mais personne ne veut les entendre.

Un autre monsieur d’enchaîner : « Normalement les employés ce sont qui commettent des erreurs doivent être sanctionnées et non le citoyen. Parce qu’avec toutes les tracasseries des jugements ce sont les pauvres citoyens qui sont pénalisés ».

Un autre est même arrivé à les menacer d’aller déposer plainte pour avoir escamoté le nom de famille. « Ce n’est pas moi qui suis responsable de cette mascarade pour oser me demander d’aller chercher des documents dans les autres communes et pour les déposer dans un dossier de jugement » Pourtant, il semblerait que le gouvernement a été saisi à maintes reprises pour prendre en charge les préoccupations administratives des citoyens, et des directives ont été données dans ce sens pour simplifier et corriger, s’il le faut, les petites erreurs au niveau des APC.

Mais apparemment, les responsables de la commune de la ville des roses ne l’entendent pas de cette oreille, et font souffrir davantage le citoyen. 

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