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Des débats houleux pour l’adoption du budget supplémentaire

1er juillet 2016 | 23:51
Saïd Tissegouine

Algarades et écarts de langage ont marqué les travaux
de la session de l’APW de Tizi Ouzou, convoquée pourtant pour débattre de deux points : le budget supplémentaire de la wilaya pour l’année 2016 et la situation relative à l’eau.

Il convient de signaler que le BS 2016, en conformité avec la loi 12-07 du 21 février 2012 relative à la wilaya, notamment les articles 157 à 174 relatifs au budget et au règlement intérieur de l’APW adopté le 13 janvier 2013, et dont le montant est de 471 109 474,10 DA, a été voté par la majorité des élus. Les élus du groupe RCD, quant à eux, ont voté contre.

Concernant le second point, à savoir le problème de l’eau, les rapports lus par le directeur des ressources en eau de la wilaya, le directeur de l’Algérienne des eaux (ADE) et le représentant de l’Agence nationale des barrages et transferts (ANBT) n’ont pas vraiment suscité l’intérêt des élus.

Pourtant, les explications fournies par le représentant de l’ANBT sur la situation des barrages de Souk Tleta et de Sidi Khlifa auraient dû interpeller plus d’un.

Le dossier portant sur le barrage de Souk Tleta en devient ubuesque. Après les expropriés, pourtant plus que largement indemnisés par l’Etat, voilà à présent les jeunes gens issus des familles en question qui montent au créneau.

Ils veulent aujourd’hui que l’argent qui leur revient légalement de cette « expropriation », soit 500 000 DA d’une opération spéciale et 700 000 DA d’une autre opération spéciale, leur soit versé non seulement en même temps, mais sans que l’Etat ne cherche à quelle fin sera utilisé cet argent.

Il se trouve que lors des négociations, ces jeunes gens ont évoqué leur « droit au mariage », d’où la retenue de ce principe par l’autre partie négociatrice, c’est-à-dire l’Etat. Telles sont les clauses du contrat. Idem concernant le versement de l’argent.

Le principe retenu était que le versement se fasse en deux phases, les opérations n’ayant pas le même intitulé. A présent, ces jeunes gens viennent de faire preuve d’une incroyable palinodie. Ils veulent que le versement des deux montants, soit 1 200 000 DA, soit fait en une seule opération, et libre à eux de l’utiliser selon leurs propres besoin. En d’autres termes, le mariage ne fait pas partie – car cela n’a en fait jamais fait partie – du programme de ces jeunes gens.

Les débats ont ensuite été consacrés au projet de parking souhaité par l’administration de wilaya pour régler un tant soit le problème de stationnement dans la ville des Genêts, devenu insupportable ces dix dernières années.

Concernant le cas des quatre villages d’Illiltène, notre thèse (voir notre édition n° 5512 du 27 juin 2016) a été confirmée à l’issue de cette session de l’APW. Le wali a bel et bien reconnu une volonté de manipulation dans ce dossier. Brahim Merred est longuement revenu sur la genèse de cette affaire ainsi que sur la solution technique qu’il a proposée – car c’est la seule possible – et qui a été acceptée par toutes les parties en conflit.

Un élu du FFS, en l’occurrence M. Medani, a vivement dénoncé l’intervention de la force publique contre les citoyens d’Illiltène qui ont tenté de fermer la daïra d’Iferhounène, institution dont dépend administrativement la commune d’Illiltène.

Dans sa réponse, Brahim Merred a indiqué que, désormais, il ne pourra en aucun cas tolérer la fermeture d’une APC ou d’une daïra. « S’il y a un problème quelconque, qu’on vienne me voir ! Je suis toujours disponible à écouter et à réceptionner les doléances des gens ! La fermeture d’une APC ou d’une daïra n’est ni plus ni moins qu’une pénalisation du citoyen ; Et ça, je le répète, je ne peux le tolérer ! »

Concernant les derniers événements qui ont secoué la capitale du Djurdjura, notamment suite au décès par violence d’un père de famille de 41 ans, les élus ont dénoncé l’insécurité, la montée de la violence, le banditisme et la délinquance.

Dans ce chapitre, les élus ont justement évoqué le problème des parkings informels, lesquels sont gérés par « des délinquants », mais se sont opposés à la construction et au financement d’un parking à plusieurs étages, proposés par l’administration. Les élus ont déclaré que la construction de ce parking ne devrait pas être financée avec l’argent du contribuable mais avec celui de l’exploitant privé lui-même. D’ailleurs, ce projet de parking à plusieurs étages risque de créer un antécédent.

L’affaire de « la zone industrielle » de Souamâa a été, une fois encore, soulevée par les élues Cherifa Ould-Chikh (FLN) et Nabila Smaïl (FFS).Beaucoup d’autres questions ont été à l’origine d’algarades et d’écarts de langage. Par ailleurs, un élu FLN a dénoncé la situation chaotique de l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, où « la débauche » fait plus que jamais rage.

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