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Des concessionnaires proposent des projets d’investissements

17 juillet 2016 | 19:40
Z. M.

Des concessionnaires automobiles se conforment à la réglementation en vigueur en exprimant leur volonté d’aller au-delà des opérations commerciales en proposant des projets d’investissements dans le secteur. D’après le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, il y a déjà une dizaine de concessionnaires qui ont proposé, des projets d’investissements liés à l’industrie automobile.

« Une dizaine de concessionnaires ont proposé des projets. Nous leur avons répondu que nous leur accordions un délai jusqu’au 31 décembre 2016 pour déposer leurs projets industriels, s’ils souhaitent réellement investir dans la branche automobile », a déclaré le ministre à la presse, en marge de la séance d’adoption du projet de loi relatif à la promotion de l’investissement par le Conseil de la nation. « Ils ont suffisamment le temps pour le faire », a-t-il insisté.

Bouchouareb a également tenu à préciser qu’à l’avenir, l’activité de concessionnaire « ne se limitera pas uniquement à l’achat et la revente des véhicules, mais à l’intégration de la construction mécanique d’une manière générale dans notre pays ».

L’article 52 de la loi de finances 2014 stipule que les concessionnaires automobiles sont tenus, dans un délai maximum de trois ans à compter de la date de publication de la LF 2014, d’installer une activité industrielle et/ou semi-industrielle ou toute autre activité ayant un lien avec le secteur automobile.

Les concessionnaires qui n’auront pas réalisé l’investissement dans les délais impartis se verront retirer leur agrément. Lors de sa dernière visite à Tiaret il y a quelques jours, le Premier ministre Abdelmalek Sellal a rappelé aux concessionnaires nationaux et étrangers activant en Algérie la nécessité de se plier à cette disposition de la loi de finances. 

Le ministre de l’Industrie a écrit le 29 juin dernier aux concessionnaires automobiles pour leur rappeler l’obligation de se conformer aux dispositions de l’article 52 de la loi de finance 2014 avant l’expiration du délai de trois années. Mercredi dernier, il a indiqué que le délai arrêté à début 2017 accordé aux concessionnaires automobiles pour créer une activité industrielle ne serait pas prorogé.

L’intérêt d’une industrie automobile locale

Deuxième plus grand importatrice d’automobile en Afrique après l’Afrique du Sud, l’Algérie a été longtemps un marché juteux pour les constructeurs automobiles, qui écoulaient leurs véhicules à des prix exorbitants.

Même la crise de 2008 n’a pas profité à l’Algérie, et les prix des véhicules restaient excessifs, alors que le marché automobile européen était en plein difficulté, durant cette période en raison des méventes. 

Pour freiner l’emballement des importations qui avait dépassé à l’époque la barre de 3 milliards de dollars, le gouvernement avait pris des mesures restrictives en procédant à l’arrêt des crédits à la consommation et à l’imposition de taxes sur l’achat des véhicules. 

Depuis avril 2015, l’Etat tente de mettre de l’ordre dans le marché des importations des véhicules à travers un nouveau cahier des charges relatif aux conditions et modalités d’exercice de l’activité des concessionnaires.

Par ailleurs, la chute des prix du pétrole, qui a débuté à l’été 2014, a poussé le gouvernement à prendre des mesures plus rigoureuses pour rationaliser les dépenses en plafonnant certaines importations, dont les véhicules, à travers la mise en œuvre du régime des licences d’importation en janvier2016.

En parallèle de la régulation de son marché, l’Algérie aspire au développement de l’industrie automobile avec ses partenaires européens en leur offrant même la possibilité d’étendre leur production en Afrique.

Parmi les projets concrétisés, l’usine Renault ouverte en novembre 2014. Pour le projet du constructeur français Peugeot en Algérie, le ministre de l’Industrie a affirmé que les négociations sont toujours en cours pour arriver à un consensus.

« Le rôle du gouvernement était de rapprocher les avis des trois partenaires concernés par ce projet, et la phase la plus compliquée a été dépassée », a-t-il indiqué. Quant au projet Volkswagen, le ministre s’est contenté de dire qu’il était en cours, sans plus de précisions.

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