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Des cités AADL à l’abandon dans un décor affligeant

22 mai 2017 | 20:10
Sofiane Abi


En octobre 2015, l’Agence d’amélioration et de développement du logement (AADL) avait procédé à la signature de plusieurs contrats de gestion et de maintenance de quelques cités de logements de type location-vente (AADL) avec des jeunes entrepreneurs ayant bénéficié d’un financement Ansej.


L’opération avait été ensuite élargie pour englober l’ensemble du parc AADL au niveau national. Presque deux ans après, les cités AADL de la capitale croulent sous les ordures. Où sont passés les jeunes entrepreneurs ?


Des sites AADL dégradés, croulant sous les ordures, des ascenseurs presque tout le temps en panne, un éclairage public lamentable presque inexistant dans certaines cités et des réseaux de voirie dans un état catastrophique, telle est la situation actuelle à laquelle 80% des cités AADL d’Alger sont confrontés.


Pourtant, il y a presque deux ans, plus exactement en octobre 2015, la direction générale de l’Agence d’amélioration et de développement du logement avait confié ce genre de tâches aux jeunes entrepreneurs de l’Ansej.


Cette attribution est venue en application de la convention signée en septembre 2015 entre le ministère de l’Habitat, celui du Travail et l’UGTA, permettant la création de groupements d’entreprises dans le cadre des dispositifs de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ et CNAC) pour la gestion des cités AADL.


Mais depuis la signature des contrats avec ces jeunes entrepreneurs, les cités AADL de la capitale sont dégradées et les résidents confrontés à des problèmes de plus en plus complexes. Pourtant, les contrats signés avec plus de trente entreprises spécialisées dans la maintenance des ascenseurs, le nettoyage et l’assainissement comportent des clauses précises qui définissent les prestations à fournir.


Cependant, un tiers seulement du parc AADL de la capitale est géré par ces nouvelles entreprises, sans parler du parc national qui est totalement délaissé. Jusqu’à présent, une trentaine d’entreprises ont conclu des contrats avec l’AADL pour la gestion des cités, alors qu’une vingtaine de nouvelles demandes est en cours d’étude.


La frustration des résidents


 


Depuis leur création en 2015, les entreprises chargées de la gestion, de l’assainissement et du nettoyage des sites AADL n’ont jamais mis les pieds dans de nombreuses cités. Il en est ainsi d’Ouled Fayet.


Ici, les deux sites que compte ladite commune sont à l’abandon. Au site 940 logements, le décor extérieur et intérieur est affligeant. Des ordures partout, des lampadaires en panne, des cages d’escaliers dans un état lamentable, des vols et des agressions en série font le quotidien des habitants.


« Comme vous le constatez, nous vivons à l’écart. Depuis qu’on a entendu parler des entreprises créées par l’Ansej pour la gestion des sites AADL, nous n’avons jamais vu un responsable rendre visite à notre cité » nous confie Youssef, un jeune père de deux enfants.


Son voisin Nasser nous a indiqué que certaines démarches ont été faites par les résidents. « Nous nous sommes rendus au bureau de doléances qui se trouve au siège AADL d’El Harrach. Sur place, nous avons évoqué nos problèmes avec le premier responsable et nous lui avons présenté la situation catastrophique dans laquelle la cité AADL d’Ouled Fayet se trouve.


Des promesses nous ont été données quant à une prise en charge dans deux ou trois mois au maximum, mais depuis, aucun jeune entrepreneur n’a mis les pieds au site.


Pire, la situation s’est détériorée davantage au point que nous vivons, depuis des mois, sans éclairage public, sans parler de la détérioration des façades des immeubles et d’autres problèmes ».
Pas loin du site des 940 logements, cette fois, c’est en plein centre-ville d’Ouled Fayet qu’une autre cité appartenant à l’AADL vit dans un état similaire.


Pourtant, il s’agit d’un vieux site, voire parmi les premiers bâtis dans la capitale. Ce dernier, avec ses centaines de familles, croule aussi sous les ordures et les pannes en série des ascenseurs.


De quoi provoquer un ras-le-bol chez les résidants. Ici, l’absence criante des entreprises de gestion des cités AADL a été vivement critiquée par les résidants. Et dire que les propriétaires de logement payent des charges pour la gestion de leur site.

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