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Des cas de torture signalés

28 juin 2017 | 21:34
H. A.

Une cinquantaine de manifestants ont été arrêtés après des affrontements violents les ayant opposés lundi dernier à la police dans la ville d’Al Hoceïma lors de la célébration de la fête de l’Aïd el Fitr, selon une association des droits de l’homme, alors que se profile une crise politique majeure au sein du gouvernement.

Les manifestations et les arrestations se sont multipliées et plus d’une centaine de militants ont été interpellés par la police. Des dizaines ont été condamnés à des peines de prison. Lundi dernier, les heurts se sont produits après un nouvel appel à la libération des personnes arrêtées et incarcérées.

Selon Faisal Aussar, membre de la section locale de l’Association marocaine des droits de l’homme, la police et la gendarmerie ont bloqué plusieurs accès à la ville d’Al Hoceïma et environ 50 personnes ont été arrêtées. 

La manifestation a été réprimée à coups de matraques et de tirs de gaz lacrymogènes : « La présence de femmes n’a pas dissuadé la police d’utiliser des matraques et de donner des coups pour disperser les manifestations, a-t-il dit à Reuters.

Dans un rapport rendu public la semaine dernière, Human Rights Watch et Amnesty International s’intéressent aux cas de torture et de violences policières formulées par le leader du Hirak et les autres détenus. Les deux ONG exhortent les autorités et les tribunaux à effectuer des examens médicaux « rapides » afin de préserver toutes les preuves physiques appropriées.

Human Rights Watch (HRW) et Amnesty International ont exhorté les autorités marocaines à « lutter contre l’impunité et assurer des procès équitables ».

Dans un rapport émis depuis Tunis, les deux ONG ont appelé les tribunaux de Casablanca et Al Hoceima à « assurer des examens médicaux rapides » pour enquêter sur l’éventualité de l’utilisation de la force contre les figures de proue du Hirak, dont Nasser Zafzafi. Le rapport des deux associations internationales cite Abdelaziz Nouaydi, l’un des avocats de Zafzafi à qui ce dernier aurait adressé un compte rendu de l’ »abus » dont il a été victime.

L’avocat est également membre du comité consultatif de la division Human Rights Watch du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Le compte-rendu fourni par Zafzafi remonte au 29 mai, date de son arrestation.

« La police a arrêté Zafzafi le 29 mai dans le village de Douar Lahrech, à environ 50 kilomètres d’Al Hoceima. (…) Vers 6h30 le 29 mai, une dizaine de policiers de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) ont défoncé la porte de la maison où Zafzafi et deux autres militants, Fahim Ghattas et Mohamed Haki étaient logés », a confié Zafzafi à son avocat le 12 juin : « La police a brisé des meubles et des fenêtres et agressé les trois hommes, bien qu’ils ne présentaient aucune résistance.

Il (Zafzafi, ndlr) a dit qu’il avait une plaie de 1,5 centimètre sur son cuir chevelu, une autre sous son œil gauche et des bleus sur son dos. La police a aussi insulté les trois hommes en utilisant des termes vulgaires, les pressant de crier ‘Vive le roi’ et les traitant de ‘séparatistes ».

Nasser Zafzafi a confié à son avocat qu’une fois à Casablanca, des soins médicaux, y compris des points de suture, et des vêtements propres pour remplacer ceux tachés de sang, lui ont été accordés. Abdelaziz Nouaydi affirme aussi que le récit du leader du Hirak est corroboré par celui de Fahim Ghattas.

Le leader du Hirak a raconté au procureur du roi ce qu’il a enduré pendant son arrestation en demandant un examen médical, poursuit le rapport. Toutefois, le soir de l’audience, le procureur général du roi a renvoyé les accusés devant le juge d’instruction, lui demandant d’enquêter sur d’autres accusations, sans citer les examens médicaux.

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