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Après une grève cyclique de sept semaines

Dérapages à l’hôpital Mustapha Bacha

3 janvier 2018 | 23:24
Z. M.

Plusieurs médecins résidents grévistes ont été blessés, mercredi, lorsqu’ils ont tenté de franchir le portail principal de l’hôpital Mustapha à Alger, bloqué par un fort déploiement policier .
Les protestataires, qui tentaient de marcher à l’extérieur suite à un rassemblement au Centre hospitalo-universitaire (CHU) de Mustapha, ont été repoussés parfois à coup de matraque par les forces anti-émeute de la police qui ont bloqué tous les accès à l’hôpital, empêchant même les malades de s’y rendre.
Venus de plusieurs structures hospitalières de la capitale, les médecins en résidanat, en grève cyclique depuis sept semaines, ont décidé de radicaliser leur mouvement de protestation après l’échec du dialogue avec le ministre de la Santé, Mokhtar Hesballaoui, qui a reçu leurs représentants au siège de son département le 17 décembre dernier. Les protestataires ont décidé alors de poursuivre leur action sur le terrain et via les réseaux sociaux en postant des commentaires et des photos de collègues blessés. « Quitte à paralyser les hôpitaux », les futurs médecins spécialistes ne comptent pas faire marche arrière, d’autant que le ministre de la Santé leur a clairement signifié qu’il ne peut même pas intervenir sur la question du service civil.
« Il n’y a pas eu de dialogue. C’était plutôt une séance d’audition durant laquelle le ministre s’est contenté de nous écouter mais sans répondre à nos revendications », avait regretté Mohamed Taileb, porte-parole du Collectif algérien des médecins résidents (CAMRA), à l’issue de leur rencontre avec le ministre.
Le staff de son département leur a toujours expliqué que le dossier du service civil et celui du service militaire, ou encore la question de la pédagogie ne relèvent pas exclusivement des prérogatives du ministère de la Santé, car il y a le gouvernement, le ministère de la Défense et celui de l’Enseignement supérieur qui sont directement concernés.
Une précédente réunion avait été tenue entre le collectif et le ministre de la Santé en octobre dernier, à l’issue de laquelle les représentants des médecins résidents avaient obtenu la promesse d’une réponse à leurs revendications au bout de 15 jours.
Mais le ministère s’est finalement contenté d’annoncer l’installation d’une commission mixte Santé-Enseignement supérieur « pour étudier tous les points de revendication en rapport avec la pédagogie et les conditions de déroulement du résidanat pour aboutir à des solutions « adaptées et pertinentes ».
Les délégués du collectif ont également été reçus par des responsables du ministère de l’Enseignement supérieur à la mi-décembre. Ces derniers ont exprimé la disponibilité de la tutelle à réviser leur statut pour « définir clairement la responsabilité des résidents ».
Le ministère a annoncé, à l’occasion de la rencontre, l’installation d’une « cellule de surveillance de la réalisation des objectifs pédagogiques » et la réception, entre autres, des « doléances des résidents ».
Estimant que ces mesures n’apportent pas de réponses concrètes à leurs revendications, les médecins résidents se mobilisent en rang serré depuis octobre dernier à travers l’organisation de sit-in et de grèves cycliques pour faire pression sur les pouvoirs publics.
Pour rappel, dans leur plateforme de revendications, les médecins résidents demandent notamment l’« abrogation » de la forme obligatoire du service civil.
Ils revendiquent une dispense du service militaire au même titre que les citoyens algériens nés entre 1985 et 1987 et l’abrogation des notes internes du MDN, qui ne prennent pas en compte les demandes de dispense pour cause médicale ou pour soutien de famille déposées par les résidents. 

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