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Dépréciation de la monnaie nationale:La Banque d’Algérie évoque « un ajustement nécessaire »

20 février 2018 | 20:11
Algérie banque Lilia Aït Akli

Le vice-gouverneur de la Banque d’Algérie Djamel Benbelkacem, estime que la dépréciation du dinar, qui a perdu 15% de sa valeur entre 2016 et 2017, est « un ajustement nécessaire » face à une monnaie européenne qui ne cesse de s’apprécier. « Un état de fait qui n’est pas propre à l’Algérie, car d’autres monnaies dans le monde font face à la même situation ».

En effet, pour l’invité de la rédaction de la Chaîne 3 de la radion nationale, « si les monnaies de nos pays partenaires se sont dépréciées par rapport à l’euro, et que nous n’avons pas déprécié le dinar, on aurait donné une prime à l’importation en provenance de ces pays », d’où l’intérêt de cet « ajustement ». Il a rassuré par la même occasion sur l’impact du financement non conventionnel sur la valeur du dinar. « Je ne vois pas comment cela peut avoir un impact sur la valeur du dinar », s’est-il interrogé, en rappelant que l’adoption de cette mesure a pour but d’accompagner les objectifs des réformes structurelles entreprises par le gouvernement. La bancarisation de la liquidité était aussi à l’ordre du jour. Sur ce sujet, M. Benbelkacem invite les banques à adopter une stratégie « agressive » et à multiplier les efforts pour collecter les ressources. Le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Loukal, rappelons-le, a lui aussi appelé auparavant les banques à se mobiliser « de manière résolue » aux fins de la bancarisation de la liquidité monétaire thésaurisée et de sa canalisation vers les objectifs de financement de l’économie et de sa diversification.

Il faut dire que les responsables évitent d’évoquer le secteur informel de la devise dont la place centrale est le square Port-Saïd d’Alger où s’échangent des sommes faramineuses en euros, dollars, yens et autres rials saoudiens. Des voix sont de plus en plus nombreuses à demander de cadrer ce marché parallèle de la devise, en l’intégrant dans le marché monétaire financier national. Par ailleurs, l’invité de la rédaction a été interpellé sur la possibilité de créer un nouveau dinar, au vu de l’inflation galopante qui caractérise le pays. Et surtout pour contraindre les opérateurs informels à remettre leurs billets de banque aux établissements financiers. Il est question, selon les experts, de juguler l’informel qui affecte dangereusement l’économie nationale. « Cette option n’est pas du tout d’actualité », répond le vice-gouverneur. Il a aussi évoqué l’opération de mise sur le marché de nouveaux billets de 1 000 et de 500 DA, mais aussi de la pièce de 100 DA.

L’augmentation de l’allocation touristique éloignée

Pour ce qui est de l’allocation touristique, qui est d’à peine 100 euros, l’invité de la radio éloigne pour le moment toute augmentation, précisant que la situation économique actuelle du pays ne le permet pas, faute de moyens. Le vice-gouverneur de la Banque d’Algérie estime qu’« il est plus judicieux de donner la priorité au financement de l’importation de biens et services que de puiser dans les réserves de

change pour financer le tourisme ». En conclusion, même si M. Benbelkacem estime que le pays n’est pas dans le rouge mais qu’il traverse une situation de déséquilibre de son économie, il n’en demeure pas moins qu’il faut entreprendre des actions visant à booster l’économie nationale.

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