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Démission de Bélaïz : La classe politique satisfaite

17 avril 2019 | 18:30
Djamel Zerrouk

Les avis des partis politiques sont partagés au sujet du départ du président du Conseil constitutionnel, Tayeb Bélaïz. Toutefois cela est un pas vers le dénouement de la crise. « La démission de Tayeb Bélaïz constitue un pas fondamental » dans la satisfaction des revendications du mouvement populaire pour le changement radical du système politique, souligne une bonne partie de la classe politique. 
Ainsi, le Front des forces socialistes (FFS) a indiqué que « la formidable mobilisation citoyenne vient de remporter une autre bataille » contre le système politique, félicitant les Algériens pour avoir « su et pu maintenir le cap en persévérant dans leur combat pacifique pour imposer un changement radical du régime ». Dans un communiqué signé par son Premier secrétaire, Hakim Belahcel, répercuté par l’APS, le FFS a souhaité que cette démission « ne soit pas un autre stratagème (...) afin d’opérer des réaménagements internes au sérail dans l’espoir de gagner du temps et de se maintenir au pouvoir ».
Et d’appeler l’institution militaire à « assumer son rôle et ses missions, à savoir l’unité du peuple algérien, l’intégrité territoriale, la sécurité nationale, et d’être garante du respect d’un véritable processus de transition démocratique à la hauteur des revendications du peuple algérien ». De son côté, le Mouvement de la société de la paix (MSP) considère que la démission du président du Conseil constitutionnel est « un pas en accord avec les revendications du mouvement populaire » et avec les propositions de solution qu’il a formulées lui-même. Pour le parti créé par feu Mahfoud Nahnah, cette démission constitue aussi « un pas fondamental sur la voie de la solution, s’il y a une volonté politique sincère pour cela », appelant à la nomination à la présidence du Conseil constitutionnel d’une « personnalité consensuelle acceptée par le peuple », devant par la suite remplacer le chef de l’Etat actuel « après sa démission ». Reste maintenant, poursuit le MSP, « à changer le gouvernement et le remplacer par un cabinet consensuel formé de personnalités indépendantes, non impliquées dans des affaires de corruption ou de fraude électorale ».
Quant à Ali Benflis, ancien Premier ministre et actuellement président de ‘’Talaie el Hourriyet’’, il a affirmé que la démission du président du Conseil constitutionnel répond aux « principales revendications populaires exigeant le départ des figures symbolisant le système politique en place et qui ont été désignées nommément », comme elle constitue « un début d’application des articles 7 et 8 de la Constitution, en complément à l’article 102 ». Ar d’ajouter : « Cette démission est un pan de la structure déliquescente du système qui s’effondre, (…) le peuple aspire, en cette phase cruciale, à voir partir les autres figures de ce système, à savoir le chef de l’Etat, le Premier ministre et le président de l’Assemblée populaire nationale ». D. Z.

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