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De plus en plus de femmes managers

26 août 2016 | 18:33
A. Timizar

Il a été démontré que les femmes au foyer procurent les fondements d’une stabilité socio-économique pour le pays. Elles renforcent ainsi la position de la femme active, présente dans divers secteurs d’activité.

La femme active dont le mérite est cité à tous les niveaux de la société, en tant que politique, diplomate, magistrate, avocate, enseignante, universitaire, chercheur, ingénieur, médecin, infirmière, sage-femme, pilote, policière, militaire, journaliste, écrivaine, artiste, actrice, commerçante, chef d’entreprise...

L’idéal de la famille, elle transforme la vie professionnelle et renforce le plan d’action du gouvernement dans le cadre du développement économique et social du pays.

A ce titre, des sociologues et des chercheurs de renom ont développé des thèses et des études faisant apparaître la femme comme le pilier de la société. Si l’on se réfère aux dernières données sur la participation de la femme à la vie professionnelle, sociale et économique, on se rendra compte de l’importance du rôle de la femme en Algérie, laquelle jouit de tous ses droits.

Elles sont plus de « 17% de femmes entrepreneurs », selon le Centre national du registre du commerce (CNRC). L’implication de la femme algérienne dans l’ensemble des domaines, notamment l’entreprenariat, a été démontré à plus d’un titre. La mise en place des dispositifs d’aide à l’emploi et à l’investissement (Ansej, Angem, Cnac et Andi) encourage les femmes entrepreneurs algériennes à concrétiser leurs projets.

Même si la femme au foyer n’est pas présente dans le domaine des activités professionnelles, il n’en demeure pas moins qu’elle s’implique directement ou indirectement dans la vie sociale autant que la femme active, et ce du fait de l’exigence des actions quotidiennes d’ordre familial.

Ainsi, cette catégorie de femmes non actives participe en fait énergiquement au développement social et économique, voire au-delà. Avez-vous déjà remarqué ces femmes qui ne travaillent pas et qui conduisent leurs enfants tôt le matin à l’école et s’entretiennent avec le maître d’école à la place de leur mari ?

Cet exemple vous semble des plus banals puisqu’il y a, semble-t-il, obligation en la matière de la part d’une maman. Quand bien même la femme active est dans l’obligation de céder cette tâche à une autre femme car appelée à répondre à un besoin socioprofessionnel, il reste que cette tâche est le socle de l’avenir de toute une génération puisque les enfants d’aujourd’hui seront les responsables de demain.

La femme active et la femme au foyer se complètent et contribuent inévitablement au développement socio-économique. Les femmes aux foyers, des millions, s’occupent de toutes les tâches liées à la stabilité familiale, sociale et à la stabilité de la vie professionnelle du conjoint, du père, du fils, du frère, et même de la sœur et de la maman déjà actives.

Combien sont ces femmes non actives, ces mamans, ces sœurs, ces épouses ? Un million, deux millions, trois millions. Si l’on exclut de la vie sociale le rôle réel de cette catégorie de femmes, que deviendrait alors la vie professionnelle et dans quelle conjoncture se retrouverait notre économie ?

Le rôle de la femme dans le développement social et économique du pays reste ainsi posé. Dans ce cas de figure, quelle place accorde-t-on à la femme en général ? Bien que sur le terrain le constat soit clair – la femme contribue efficacement au développement socio-économique du pays –, il n’en demeure pas moins que cette question reste ouverte et se pose d’elle-même à tous les niveaux de la société.

La femme au foyer : une stabilité socio-économique

Pourtant, c’est une évidence ; les femmes au foyer procurent les fondements d’une stabilité socio-économique. Elles renforcent la position de la femme active, présente dans divers secteurs d’activité.

La femme active dont le mérite est évoqué à tous les niveaux de la société en tant que politique, diplomate, magistrate, avocate, enseignante, universitaire, chercheur, ingénieur, médecin, infirmière, sage-femme, pilote, policière, militaire, journaliste, écrivaine, artiste, actrice, commerçante, chef d’entreprise...

L’idéal de la famille, elle transforme la vie professionnelle et renforce le plan d’action du gouvernement dans le cadre du développement économique et social du pays.

A la faculté des sciences économiques, des sciences de gestion et des sciences commerciales de l’université d’Oran, Aïcha Dif a soutenu, le 3 novembre 2010, un mémoire de maîtrise très intéressant. Ce travail démontre en une seule phrase que l’entreprenariat féminin est intimement lié à l’analyse du marché du travail et du salariat d’une manière générale mais aussi à la place de la femme au sein de la société.

On peut lire dans ce mémoire : « Si le travail est au cœur de la construction de la société, il est particulièrement au centre de la consolidation de l’autonomie de l’individu, notamment de la promotion de la situation de la femme en tant que personne ».Cette phrase résume à elle seule l’importance de la femme et son rôle dans le développement économique et social du pays.

La lutte de la femme depuis la période post-indépendance de l’Algérie, depuis Lala N’Soumer à ce jour, fait l’admiration de toutes les nations du monde. Ainsi, aujourd’hui, la Constitution protège la femme, celle-ci étant un élément clé dans le développement de la société. En effet, « l’égalité entre les sexes et la protection de la femme contre toute forme de discrimination ont été consacrées par la Constitution en tant que principe, conformément à l’article 29 qui stipule que les citoyens sont égaux devant la loi.

La Constitution affirme le devoir de l’Etat d’assurer l’égalité des droits et des devoirs entre tous les citoyens par la suppression des obstacles à la participation de tous à la vie politique, économique, sociale et culturelle (article 31). Aussi, l’article 51 affirme l’égal accès aux fonctions de l’Etat à tous les citoyens et l’article 58 stipule que la famille bénéficie de la protection de l’Etat et de la société ». C’est dire que le rôle de la femme est prépondérant dans la société.

D’ailleurs, le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, l’a maintes fois souligné dans ses discours, traduisant sur le terrain le mérite de la femme algérienne par des lois régissant la protection de celle-ci, ses droits et son égalité ainsi que sa participation à la vie politique du pays.

La Constitution consacre la volonté du chef de l’Etat de faire avancer davantage les droits de la femme algérienne, et ce dans le cadre de la promotion de son rôle dans la société. « L’Etat œuvre à promouvoir la parité entre les hommes et les femmes sur le marché de l’emploi ». Par ailleurs, l’article 31 stipule que « l’Etat encourage la promotion de la femme aux responsabilités dans les institutions et administrations publiques ainsi qu’au niveau des entreprises ».

La réussite des femmes dans leurs projets

De nombreux projets féminins sont nés et donnent aujourd’hui déjà leurs fruits. Manel, architecte : « J’ai lancé mon projet de bureau d’études en 2008. Malgré les obstacles d’ordre administratif, aujourd’hui, je n’ai pas à me plaindre car j’ai un plan de charge très intéressant dans le domaine de la construction et de l’habitat. J’ai commencé seule et je me retrouve après cinq années de dur labeur avec sept employées, toutes des femmes techniciennes en architecture ».

Selon le Centre national du registre du commerce, l’Algérie comptait près de 200 000 femmes entrepreneurs au 31/12/2015. Ce chiffre, qui ne représentait en 2014 que 7,4%, a progressé pour atteindre aujourd’hui 17%. Par ailleurs, les dispositifs de création d’emplois et d’aide à l’investissement ont contribué à soutenir la dynamique féminine dans la sphère économique et dans l’amélioration du climat des affaires.

Les domaines dans lesquels active la femme sont divers, et si des chiffres précis sont difficiles à recueillir aujourd’hui, il n’en demeure pas moins qu’ils restent impressionnants depuis déjà des années.

L’exemple est donné par ces femmes commerçantes qui seraient au nombre de 124 574 à fin février 2014, soit 7,5% du total des personnes physiques inscrites au registre du commerce et 5,1% des personnes morales (gérantes de société), indique un bilan du Centre national du registre du commerce.

Fatma, commerçante à Bachdjarah : « Je suis une femme qui a beaucoup d’ambitions et après avoir investi dans le domaine de la coiffure, je suis aujourd’hui commerçante et gérante d’un magasin d’habillement et de cosmétiques. Je m’acquitte des droits fiscaux et je gagne ma vie correctement. La femme a investi le domaine du commerce depuis la nuit des temps.

De nos jours, on la retrouve dans toutes les activités commerciales. De l’est à l’ouest et du sud au nord, les femmes algériennes sont à l’origine du maintien de certains métiers qui contribuent à la stabilité de la famille et à la réduction du chômage, à l’exemple du métier de la couture et du stylisme, de la pâtisserie et de l’art culinaire, de la coiffure et de l’esthétique, etc. Le travail de la femme ne s’arrête pas uniquement à la profession d’enseignante, d’universitaire, d’ingénieur, de médecin…

Sur 1 695 814 commerçants inscrits au CNRC à fin février dernier, 124 574 sont des femmes, dont 116 934 personnes physiques et 7 640 personnes morales, selon les statistiques de cet organisme. Selon le CNRC, une évolution de « 26,9% a été observée en l’espace de huit ans (2006-2014) ».

Les domaines de travail dans lesquels exercent les femmes sont divers, à l’exception des professions libérales, de l’artisanat, des métiers et des activités agricoles encadrées, lesquels ont une réglementation particulière car reposant sur une
législation.

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