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La production sera entamée avec Giplait

De la poudre de lait « made in Algeria »

20 septembre 2016 | 20:13
Noureddine Bensalem

L’agriculture, les sous-produits forestiers et la pêche peuvent jouer un rôle moteur dans le développement de la wilaya de Béjaïa, a déclaré Abdeslam Chelghoum, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche lors de sa visite, avant-hier à Béjaïa, devant un parterre d’éleveurs, d’agriculteurs, d’investisseurs dans le domaine de l’agroalimentaire, de la pêche, de l’aquaculture, ainsi que devant le wali, des responsables et directeurs de wilaya, des élus et la presse, et ce à la salle des congrès de la wilaya.

Le ministre estime que le potentiel en matière de pêche est mal exploité et que les pays voisins ont pris de l’avance sur nous. C’est pourquoi il encourage les investisseurs à aller de l’avant. M. Chelghoum estime que le relief de la wilaya, qui est à 80% montagneux, peut-être exploité dans le domaine de l’écotourisme, ou tourisme de montagne.

Il peut ainsi être un facteur non négligeable de croissance pour la région. Concernant l’oléiculture, le ministre a déclaré : « Il faut repeupler les oliviers (même dans les autres régions du pays, ndlr) et consolider, voire rajeunir les vergers ».

Le ministre a été interpellé au sujet de l’installation d’un conseil national de la filière lait pour bien organiser celle-ci. Il a lancé un appel aux investisseurs, les incitant à s’intéresser à la production de la poudre de lait pour réduire la facture d’importation de cette matière première qui coûte, selon lui, très cher à l’Etat, mais aussi pour améliorer les IDE ».

« La filière lait a une place honorable à Béjaïa. Elle a marqué des points grâce à la synergie existante en amont et en aval.

La production de la poudre de lait va consacrer définitivement une autonomie dans ce domaine », a-t-il ajouté. Et de rassurer : « Les investisseurs qui veulent produire la poudre de lait auront mon soutien total et celui de l’Etat. Ils peuvent même se lancer dans un partenariat étranger, s’il le faut » a-t-il lancé. Pour sa part, le wali a assuré que les investisseurs intéressés seront aussi appuyés en ce qui concerne le foncier.

L’hôte de Béjaïa estime qu’il faut anticiper sur la hausse du prix de la poudre de lait sur le marché international, promettant que « l’Etat acheter a toute la poudre produite ». Il a par ailleurs annoncé qu’un projet va bientôt être lancé par le groupe Giplait.

L’octroi du foncier aux éleveurs dans les Hauts Plateaux et le Sud, le problème d’irrigation des céréalicultures (le barrage Tichi-Haf et celui de Kherrata), la labellisation de l’huile et sa commercialisation, l’ouverture des pistes dans les zones montagneuses, la pollution notamment celle de l’oued Soummam, la mécanisation, les assurances, la salinité de l’eau, la sécheresse, la cherté des intrants, le financement des projets par la BADR et ses exigences, dont l’hypothèque, le retard dans l’octroi des crédits et la courte durée pour les remboursements des aquaculteurs ont été autant de préoccupations soulevées par les intervenants parmi lesquels on comptait des oléiculteurs, des céréaliculteurs, des aquaculteurs, des aviculteurs, des apiculteurs, etc. 

Le ministre a pris la peine de répondre aux intervenants, s’engageant, dans la plupart des cas, à réfléchir à des solutions, tout en invitant ces mêmes acteurs à participer à une rencontre prévue prochainement à Alger.

Au sujet des coupes budgétaires ou encore des mesures d’austérité décidées par le gouvernement, M. Chelghoum s’est voulu rassurant : « Le pays ne traverse pas de crise économique mais la nouvelle situation économique impose la rationalisation des dépenses et des mesures pour prévenir celle-ci. »

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