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Davos sans Trump et sans la France !

14 janvier 2019 | 21:12
Aziri Mohamed Nazim Aziri


Le Forum économique mondiale de Davos, prévu le mardi 22 janvier se déroulera sans Donald Trump.
En d’autres termes, la réunion la plus importante de l’année du « club planétaire de riches et puissants capitalistes » va devoir se priver de la participation du président de la première puissance ultralibérale du monde.
Les raisons évoquées par le président américain pour bouder « l’aréopage des élites » sont d’ordre interne, relatif au blocage des négociations budgétaires avec les démocrates sur la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique.


Cela confirme, par ailleurs, le désintérêt de l’actuel locataire de la Maison Blanche affiché à l’égard du multilatéralisme dans le traitement des grandes questions économiques et de développement dans le monde. Mais le président américain n’est pas le seul à tourner le dos à Davos, le chef de l’Etat français compte lui aussi faire bleu au rendez-vous des Alpes suisses. A en croire le communiqué de la présidence française, Emanuel Macron participera au sommet "Choose France" prévu à Versailles le 21 janvier. Une rencontre centrée sur la valorisation des territoires français pour les investissements étrangers, qui verra la participation de 150 patrons français et étrangers.


Le message est clair : la France passe en premier, un choix politique qui rappelle à plus d’un égard le slogan du président Trump « L’Amérique d’abord ». La décision du président français intervient, certes, comme une manœuvre pour faire face à la crise des « gilets jaunes », mais dans le fond, elle semble s’inscrire naturellement, tout comme aux Etats-Unis, dans une logique protectionniste visant à protéger la nation de subir de plein fouet les conséquences d’une révolte des nationalismes contre la globalisation. Faut-il pour autant en déduire l’obsolescence de l’esprit de Davos et la décrépitude précoce de l’ultralibéralisme globalisant, incapable de répondre aux attentes des classes moyennes et populaires de plus en plus radicales ? Une chose est certaine, la fin de l’exploitation de l’homme par l’homme n’est pas pour demain, même si le nationalisme et le populisme gagnent en popularité partout à travers le monde, plaçant au pouvoir des hommes politiques au discours hostile au libre-échange, quand il n’est pas teinté de racisme et de xénophobie envers les étrangers.


Les organisateurs du Forum économique mondial lui ont choisi cette année pour thème : Globalization 4.0 , une manière de célébrer « la quatrième révolution industrielle » dite des hautes technologies. Une révolution toujours inaccessible aux pays du Sud faute de transferts technologiques. En présentant ses vœux aux Français, le 31 décembre 2018, le président français a eu cette phrase qualifiée de mystérieuse : « Le capitalisme ultralibéral et financier, trop souvent guidé par le court terme et l’avidité de quelques-uns, va vers sa fin. ».
C’est peut-être la fin d’un mal, mais aussi, la naissance d’un autre encore plus menaçant. Il est en gestation dans les tripes de la guerre commerciale que se livrent, sans procuration, les grandes puissances mondiales.

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