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Algérie...Les migrants un casse-tête pour le gouvernement

24 avril 2018 | 00:09


C’est vers la fin du mois de mars dernier que le gouvernement algérien aurait pris d’importantes décisions pour face au phénomène migratoire subsaharien. Suite aux rapports alarmants des services de sécurité, ainsi que de la part des hauts responsables des circonscriptions administratives des wilayas du Sud, un conseil interministériel a été convoqué par le Premier ministre Ahmed Ouyahia. Ce conseil est survenu également dans un climat politique et social difficile, en raison des critiques de certaines personnalités des tribus touaregs et leurs revendications socio-économiques adressées aux plus hautes autorités de l’Etat.


La sécurisation de nos frontières Sud aura été la préoccupation majeure du gouvernement algérien depuis quelques années en raison de ce flux de migrants, qui semble assez bien organisé autour de réseaux criminels liés étroitement à des bandes armées terroristes qui sévissent dans cette région. Plus grave encore, certains experts ont noté une implication de forces étrangères, qui faciliteraient cet exode en créant des couloirs et des conditions favorables. L’objectif étant de mettre en place dans ces régions inhospitalières des abcès de fixation, des zones de tensions permanentes et ingouvernables, ainsi que des sources de conflits et d’interventionnisme militaire occidental.


Intervenant hier sur les ondes de la Chaïne III de la radio nationale, Hacène Kacimi, directeur d’études chargé de la migration au ministère de l’Intérieur, a affirmé que "le flux constant d’environ 500 migrants/jour au minimum vers l’Algérie préoccupe au plus haut niveau les autorités du pays", ajoutant que ce phénomène "cache en réalité des visées d’ingérence et de militarisation des espaces".


"De la situation qui s’est créée, il y a des enjeux géostratégiques très importants, à l’origine de la convocation, le 29 mars dernier, d’un conseil interministériel donnant lieu à d’importantes mesures aux fins de sécuriser les frontières", a-t-il dit.


Le représentant du ministère de l’Intérieur a assuré que les wilayas du sud du pays "ne seront pas la Lampedusa (allusion à l’ile italienne) de l’Afrique", ajoutant, à cet égard, que l’Algérie avait pris "toutes les dispositions pour que les localités frontalières du Sud ne se transforment pas en camp à grande échelle de migrants".


Il a tenu également à rassurer les populations locales frontalières "que les personnes et les biens seront protégés, quelle que soit la situation dans le cadre du respect des conventions internationales et des droits humains des migrants".


Kacimi a fait remarquer que parmi les populations migrantes illégales subsahariennes qui se trouvent en Algérie depuis quelques années, "nous assistons à une montée en flèche des délits et des crimes qui sont commis à travers le territoire national".


"Sur les cinq dernières années, nous avons enregistré la condamnation de 56 000 migrants subsahariens pour crimes et délits, parmi eux on trouve 30 000 Maliens et 20 000 Nigériens", a-t-il précisé, ajoutant que l’Algérie "ne veut pas stigmatiser les migrants et prendra toutes les mesures pour les protéger".


Pour faire face aux arrivées "constantes" et "massives" de migrants, le même responsable a indiqué que le gouvernement a été amené à prendre des mesures "pour tenter de la réduire à un niveau le plus supportable", précisant que l’Algérie a été contrainte de mobiliser quelque 20 millions de dollars pour faire face à ce phénomène, derrière lequel se trouvent des réseaux mafieux et même des groupes terroristes.


Par ailleurs et pour une meilleure gestion du flux "massif" des migrants, Kacimi a fait savoir que des "contacts constants" sont maintenus avec, notamment, les autorités nigériennes et maliennes pour assurer une bonne prise en charge de ce dossier, "qui se caractérise par un volet humanitaire qui ne doit pas être négligé".


Une rencontre est prévue prochainement entre les autorités consulaires maliennes et les officiels algériens à Tamanrasset, dont l’ordre du jour demeure l’examen de ces questions du retour des migrants clandestins vers leurs régions d’origine.


 


Le même responsable a saisi cette occasion pour réitérer son appel en direction de la communauté internationale "pour qu’elle puisse se solidariser et faire face à ce phénomène unique".

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