Articles similaires

Nationale

#TITRE

373

Corps électoral : La classe politique dans l’expectative

15 janvier 2019 | 21:14
Bouteflika Taj Hocine Adryen


C’est la grande attente. Toute la classe politique algérienne est suspendue à l’annonce de la convocation du corps électoral par le président de la République. Après plus d’un mois de propositions et de contre-propositions sur la présidentielle d’avril prochain initiées par le MSP et le TAJ, auxquels il faut ajouter les sorties successives du général-major à la retraite Ali Ghediri et dernièrement celle de l’ex-Chef du gouvernement Mouloud Hamrouche, l’attention est portée aujourd’hui sur cette annonce. C’est justement cette convocation d’une manière officielle qui balayera toutes les supputations et autres élucubrations.


En effet, les délais réglementaires relatifs à la prochaine élection présidentielle exigent la convocation du corps électoral soit avant le 18 janvier, soit avant le 25 janvier. Du point de vue constitutionnel, l’élection aura lieu durant la période du 18 au 25 avril prochain, alors que l’actuel mandat du président de la République arrivera à échéance le 27 avril selon les articles 135 et 136 du code électoral. Le premier fixe la date du scrutin à 30 jours avant l’expiration du mandat du président de la République, et le second fixe la date de la convocation du corps électoral à 90 jours avant la date du scrutin.


D’autres sources estiment que le chef de l’Etat signera le décret portant convocation du corps électoral au courant de la semaine et que l’élection aura lieu le 18 avril. Le président Abdelaziz Bouteflika a été élu pour un quatrième mandat le 17 avril 2014, l’élection de 2019 devrait par conséquent avoir lieu au plus tard le 16 avril et le corps électoral convoqué 90 jours avant le scrutin, conformément à la loi électorale.


Il faut dire que le débat sur la présidentielle d’avril prochain a pris une tournure inattendue avec la sortie médiatique de l’ancien chef de gouvernement Mouloud Hamrouche, qui donne un point de vue presque identique à celui du général à la retraite Ali Ghediri, il y a quelques jours. L’un (Ghediri) préconise un suffrage transparent et honnête et l’autre (Hamrouche) défend l’idée de l’édification d’une république avec tous ses attributs constitutionnels.


Mouloud Hamrouche est lui aussi monté au créneau pour dénoncer ceux qui seront tentés de passer en force, en violant la Constitution. Il estime nécessaire aujourd’hui de revenir à la Déclaration du 1er novembre 1954 pour mettre en place les attributs que le pays doit négocier pour son passage à l’Etat national :« Beaucoup n’avaient jamais noté et d’autres, de ma génération, avaient simplement oublié que la Proclamation du 1er Novembre 1954 avait posé comme objectif la restauration de l’Etat national souverain comme finalité du combat libérateur » et « comme garantie de l’indépendance nationale », précise Hamrouche.


Pour autant, Hamrouche pense que pour édifier un État « il n’y a que des missions et des devoirs, point de pouvoir. Le pouvoir et son exercice relèvent d’un gouvernement soumis à contrôle (…) L’État protège ses serviteurs et ses commis », dit-il.


La présidentielle de 2019 attire tous les regards, suscite toutes les analyses et bien malin celui qui sortira le bon numéro de son chapeau. Le président Bouteflika ne s’est toujours pas prononcé sur le fait qu’il briguera ou pas un cinquième mandat. Certains pensent qu’il va accepter un 5e mandat, alors que ses opposants avancent quant à eux qu’il lui serait préférable de sortir par la grande porte.


A trois mois de l’élection présidentielle de 2019 qui approche à grand pas, l’incertitude demeure.

Commentaires

    Horaire des prières / ALGER
  • Fadjr: 0
  • Dhohr: 0
  • Assr: 0
  • Maghreb: 0
  • Isha': 0
  • Agenda Officielle

Hello Algeria

Hello Algeria

SONDAGE

Etes-vous pour ou contre l’utilisation de la vidéo dans la coupe du monde de football ?

Facebook

Twitter