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Constantine unie contre le cinquième mandat

8 mars 2019 | 20:23

Des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers de Constantinois et de Constantinoises ont répondu présent aux multiples appels diffusés tout au long de la semaine via les réseaux sociaux, les « invitant » à manifester pour le troisième vendredi consécutif leur refus d’un cinquième mandat du président sortant Abdelaziz Bouteflika.Ce vendredi, c’était fut un jour d’une incroyable intensité. De mémoire de citoyens de la ville du vieux Rocher, jamais une revendication n’a aussi agréablement réussi à unir hommes, femmes et enfants autour d’un seul objectif. L’élan que l’espoir de voir peut-être un changement démocratique dans la gouvernance a poussé des milliers de familles constantinoises à déambuler pacifiquement, dans une ambiance festive, le long des principales artères de la cité antique, notamment les avenues Abane-Ramdane (ex-rue Roll) et Boulouizdad (ex-Saint-Jean), dans une boucle à deux haltes, l’une au niveau de la place des Martyrs jouxtant le palais de la culture Al-Khalifa et l’autre au niveau de la place de la Pyramide. Ce qui est à retenir c’est que ce mouvement inédit n’a pas eu de point de départ, tant des citoyens et citoyennes vêtus pour la plupart d’habits aux couleurs de l’emblème national affluaient de partout. La suspension des transports en commun a eu peu d’effet sur l’engagement de la foule.

Des slogans hostiles au « clan » au pouvoir, aux appareils politiques -l’ex-parti unique en premier- principaux soutiens du président sortant ou encore aux organisations ayant appelé à le réélire ont été brandis par les manifestants. Sur des écriteaux l’on pouvait ainsi lire « Bouteflika yaatik essaha, baraket », ou encore sur d’autres des inscriptions appelant le Conseil constitutionnel à « invalider la candidature de Abdelaziz Bouteflika ».

C’était une journée peu ordinaire où la solidarité était admirablement « réinventée » par les Constantinois, dont quelques-uns avaient été chargés de ramasser au fur et à mesure débris et autres détritus abandonnés par les manifestants. Tout cela devant le regard admiratif d’un service d’ordre présent en force, notamment au niveau des artères menant vers le siège du cabinet du wali, et dont les agents n’ont finalement pas eu à intervenir.

Bref, une leçon de civisme « offerte » par les Constantinois aux gouvernants, les appelant à « lâcher prise ». Beaucoup ont promis de revenir si ces cris restent inaudibles.

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