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Conflit syrien...Le plan de Moscou avance.

18 mai 2018 | 15:34
SyrieRussie Turquie Par Mohamed Nazim Aziri


Depuis Sotchi où ils se sont Réunis cette semaine, les présidents russe et syrien relancent l’option d’un règlement politique de la guerre civile qui secoue la Syrie depuis 2011. L’initiative intervient dans un contexte marqué par d’importantes victoires de l’armée syrienne sur le terrain.

La dernière en date est le rétablissement de son contrôle sur 65 localités situées dans le nord de la province de Homs et dans le sud de Hama, ainsi que la réouverture de l’autoroute Damas-Homs, un axe routier hautement stratégique, reliant le sud au nord, fermé depuis cinq ans à cause des combats. Ce sommet, le premier du genre pour Bachar AlAssad en dehors du territoire syrien, a permis, selon le porte-parole du Kremlin, d’évoquer « les démarches ultérieures à entreprendre ».
Et même si personne n’évoque la nature de ces démarches, le communiqué laisse apparaitre en revanche, la vision de Vladimir Poutine. Le président russe juge nécessaire, le retrait des forces armées étrangères du sol syrien, le plaçant comme préalable à toute solution inclusive, loin des influences militaires occidentales sur les variables de la très compliquée géopolitique syrienne. Mais comment y arriver ? Il va falloir sans doute, disposer d’arguments très solides pour convaincre les forces de l’OTAN d’accepter une « pax russiana » dans la région.
Le général Joseph Votel, responsable du commandement central qui englobe le Moyen-Orient déclarait récemment que « La situation devient de plus en plus complexe » en Syrie. Comprendre que les enjeux sont devenus énormes. Aujourd’hui, le départ de Bachar Al-Assad n’est plus une question primordiale, ni même un préalable.
En revanche, la problématique kurde, est devenue, semble-t-il, le dernier atout aux mains des occidentaux, afin d’imposer ce qui reste de leur projet dans la région. Sinon, comment expliquer la présence des forces spéciales américaines et françaises signalées à Manbij, une localité très stratégique, pourtant débarrassée depuis août 2016 de l’EI ?
Le prétexte de ne pas voir se reproduire le scénario de la ville d’Afrine, tombée sous le contrôle de la Turquie ne tient pas la route. La raison est donc ailleurs, d’autant que les occidentaux et à leur tête les Etats-Unis savent que rien ne se fait actuellement en Syrie sans l’aval de la Russie. Poutine en véritable maître du jeu distribue les cartes.
C’est lui d’ailleurs qui déclarait lors de sa visite à Téhéran, le 1er novembre 2017 que : « grâce à nos efforts conjoints, ainsi qu’aux efforts de la Turquie, la situation sur le terrain se développe de façon très positive en matière de lutte contre le terrorisme ». La réussite du processus d’Astana, la tripartite Iran, Turquie et Russie à Ankara, ne feront que confirmer ce jeu subtil et intelligent de Moscou pour rassembler ceux qui partagent un enjeu commun. Il faut dire que ni les Turcs avec leurs alliés de l’Armée syrienne libre, jadis anti-Al-Assad, ni les iraniens et encore moins les syriens et les irakiens ne veulent voire se former un « foyer kurde » sur leurs territoires. C’est du déjà vu en Palestine occupée. Cela risque en plus de provoquer un éternel conflit armé kurdo-arabe qui n’arrangera que ceux qui tireront les ficelles. La stratégie russe permettra au demeurant d’isoler les Américains et leurs alliés, en prévision d’une solution politique garantissant l’intégrité territoriale de la Syrie. Une intégrité qui selon les observateurs, apportera une grande contribution à la réussite des futures négociations à Genève.
Et c’est dans cette optique que les syriens et les russes anticipent pour recréer les conditions supplémentaires d’une relance du processus politique. Au terme de sa rencontre avec Poutine, Assad a décidé de dépêcher ses représentants pour former un comité constitutionnel, qui devra se charger de la loi fondamentale de la Syrie sous l’égide de l’ONU. Une nouvelle constitution qui portera foncement la touche du vainqueur. La Russie a salué cette décision et la soutiendra pas tous les biais, a affirmé le porte-parole du Kremlin.

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