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Compléments alimentaires :« Gare aux produits non prescrits ! »

28 février 2017 | 12:07
Meriem Kamel-Benslimane


Les spécialistes sont unanimes quant à la régulation des produits liés à la médecine alternative. Un gros marché, en effet, est en train de se développer en Algérie, tant au niveau de l’herboristerie traditionnelle que de l’industrie de médicaments à base de plantes, ou celle en rapport avec les compléments alimentaires.


« Tout ce qui est naturel n’est pas forcément bénéfique », a estimé Samia Zagh, médecin spécialiste dans les questions nutritives, qui représentait le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière lors d’une journée d’étude organisée hier, au siège d’Algex par la Fédération algérienne des consommateurs (FAC). Intervenant sur les compléments alimentaires, le docteur Zagh a tenu à souligner les dangers qui pourraient survenir suite à une consommation « excessive, non contrôlée et surtout non indiquée » de certains produits. Et de citer l’exemple des diabétiques sous insuline à qui elle recommande de « faire très attention » si le sujet venait à associer son traitement médical à des plantes. « Nous avons rencontré énormément de patients qui ont carrément plongé dans un coma profond, parce qu’ils n’ont pas pris en considération les effets de toxicité de certaines plantes », a soutenu la spécialiste.


Premier à prendre la parole, le président de la FAC avance que 50% d’adultes consomment des compléments alimentaires, tout en insistant sur le fait que ces produits ne peuvent remplacer une consommation saine. « Les professionnels de la production et de la commercialisation de ces produits doivent être soumis à certaines conditions et à un cahier des charges ; il faut qu’il y ait une application stricte des modalités de fabrication et de traçabilité de ces produits ». Et d’appeler à la création d’une filière dans le secteur de la formation professionnelle afin de former des spécialistes et des techniciens en la matière. De son côté, Menouar Hacène, président de l’association Al Aman de protection des consommateurs de la wilaya d’Alger et vice-président de la FAC, a appelé à prendre cette question au sérieux. Et de proposer d’élargir le caractère d’intersectorialité de cette filière. 

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