Articles similaires

Nationale

#TITRE

761

Présidentielles 2019 : Les options du MSP

1er septembre 2018 | 22:00


Comme prévu, le MSP n’a pas tranché sur sa participation à la présidentielle de 2019.


« C’est le Madjliss Echoura, lors de sa prochaine session prévue avant la fin de l’année qui va trancher la question en toute souveraineté », a déclaré Abderrezak Makri, le président du MSP, lors d’une réunion avant-hier avec des responsables des bureaux locaux du parti.


Mais d’ores et déjà, le MSP envisage trois scénarii possibles s’agissant de la position du parti par rapport à cette échéance que Makri qualifie de « tournant historique » pour l’avenir du pays.


Le premier scénario serait une alliance des partis de l’opposition pour soutenir un candidat, avec la possibilité que ce dernier soit une personnalité issue du MSP. Ce que d’ailleurs le président de la formation islamiste ne cache point. Dans ce contexte, Makri veut se mettre au-devant de la scène, comme une personnalité politique de premier plan, qui a derrière lui tout un programme, un parti organisé, structuré et bien ancré. De plus, il développe tout un discours, moins radical que par le passé mais rassembleur, même si le reste de l’opposition se méfie de lui depuis les dernières législatives de 2017. D’ailleurs, Makri est accusé d’avoir saboté, avec d’autres, la dynamique créée par la plate-forme de Mazafran, là où la coordination nationale des libertés et de la transition démocratique a vu le jour, avec d’autres forces de l’opposition.


Pour certains observateurs, ce scénario a peu de chances de se réaliser, étant donnée la méfiance qui règne au sein de la mouvance de l’opposition. Même des partis islamistes ne semblent guère vouloir soutenir Makri dans sa démarche.


A défaut de cette alliance des partis de l‘opposition, le MSP pourrait alors présenter son propre candidat qui ne peut logiquement être que son président, Abderrezak Makri. Et là, le MSP ne peut compter que sur ses propres atouts. Au sein de l’entourage de Makri, on estime que le parti de feu Nahnah devrait se lancer dans la bataille de la présidentielle 24 ans après le baptême électoral de son défunt chef spirituel. Ce serait une occasion inespérée pour Makri et le MSP pour jauger ses capacités politiques dans une conjoncture économique et sociale très difficile.


Le troisième scénario serait le boycott des élections, en l‘absence de « conditions d’une compétition loyale et transparente » comme prétexte plausible. Cette possibilité semble avoir peu de chances, en raison de l’échec patent essuyé lors du boycott de la présidentielle de 2014. La politique de la chaise vide n’est plus considérée par les forces politiques comme un moyen efficace susceptible de faire contrepoids au pouvoir. Pour Makri, les conditions optimales en matière de liberté, de transparence et d’absence de fraude empêcheraient son parti de boycotter le scrutin.


 


Lors de ces dernières rencontres avec les cadres de son parti, Makri veut surtout montrer qu’il ambitionne d’être leader de l’opposition, et qu’il ne s’alignera pas avec les partis de la coalition présidentielle pour soutenir la candidature du président Bouteflika si ce dernier se lance pour un cinquième mandat.

Commentaires

    Horaire des prières / ALGER
  • Fadjr: 0
  • Dhohr: 0
  • Assr: 0
  • Maghreb: 0
  • Isha': 0
  • Agenda Officielle

Hello Algeria

Hello Algeria

SONDAGE

Etes-vous pour ou contre l’utilisation de la vidéo dans la coupe du monde de football ?

Facebook

Twitter