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Clôture du festival du tapis d’Ath-Hichem à Tizi Ouzou

10 novembre 2018 | 21:53
Tizi-Ouzou Saïd Tissegouine

La réalité concernant le tapis d’Ath-Hichem est beaucoup plus amère que ne veulent le reconnaître publiquement ses promoteurs, lesquels sont généralement des rentiers et des budgétivores à l’instar du premier responsable de cette manifestation. Celui-ci, nommé depuis longtemps commissaire du festival du tapis d’Ath-Hichem, a toujours nourri une légende à propos de cet élément textile en criant à qui voulait l’entendre qu’il représentait non seulement une face de notre identité culturelle, mais constituait en même temps un segment économique non négligeable. La vérité a fini cependant par le rattraper car, en vérité, le tapis d’Ath-Hichem n’est ni une identité culturelle ni un segment économique.

Les masques sont effectivement tombés mercredi dernier, en fin d’après-midi, lors de la clôture de la neuvième édition de ce festival. La première vérité est que les ouvrières d’Ath-Hichem ont tissé leurs fameux tapis avec du produit synthétique et non de la laine pure, comme l’exige la tradition. C’est pour cette raison d’ailleurs que cette année, il n’y a pas eu de prix du meilleur tapis. Les tisseuses ont prétexté que la laine pure (de mouton) était introuvable sur le marché, d’où leur recours à la laine synthétique.

La deuxième vérité est que le nombre de tapis vendus est extrêmement restreint. A l’occasion de cette cérémonie de clôture à laquelle ont assisté, en sus du wali et des différents responsables militaires et civils locaux, le directeur général du tourisme, Soufiane Zabir, le directeur culturel du ministère de la Culture, Nourredine Bouguendoura, et l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, El-Hadi Ould-Ali, le commissaire du festival a souligné que beaucoup de tapis avaient été vendus à l’occasion de cette manifestation ouverte le 3 courant. En aparté un responsable, impliqué directement dans cette manifestation a indiqué, sous couvert de l’anonymat qu’en réalité, vraiment très peu de tapis ont été vendus.

Les propos de ce responsable semblent plus vrais que ceux du commissaire puisque à nos différents passages devant les stands, nous n’avons vu personne acheter le moindre tapis.

Par ailleurs, les responsables concernés n’ont voulu avancer aucun chiffre concernant les ventes. D’ailleurs, aussi bien les propos du wali que ceux du commissaire du festival ont porté sur la valeur culturelle et identitaire de ce tapis d’Ath-Hichem. La différence dans les deux discours, c’est que celui d’Abdelhakim Chatter a été annonciateur d’une bonne nouvelle pour les artisanes tapissières. En effet, le wali a souligné que le ministère du Tourisme et de l’Artisanat dégagera une enveloppe financière d’un million de DA à leur profit à l’effet de les aider à acquérir la matière première puisque celle-ci semble manquer dans la wilaya de Tizi-Ouzou.

L’autre élément prêtant à l’optimisme est la convention signée à l’occasion de cette clôture du festival entre la direction de la formation professionnelle de la wilaya et la direction de l’artisanat et du tourisme. Cette convention stipule la formation de couturières dans la spécialité « tapis d’Ath-Hichem » par les professionnels de la science pédagogique évoluant dans le secteur de la formation et l’enseignement professionnels.

Notons enfin que si les choses demeurent en l’état, l’avenir du tapis d’Ath-Hichem ne peut être qu’incertain.

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