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« Chercheur en entreprise » un nouveau statut au sein des des entreprises économiques

23 décembre 2017 | 20:58
Aziza Mehdid


La création d’un service au sein des entreprises économiques, dédié à la recherche scientifique, verra bientôt le jour. Il permettra aux entreprises activant dans le secteur économique de se doter d’un statut de « chercheur en entreprise », à l’instar de Sonelgaz et de Sonatrach.


Il s’agit d’instaurer un pont entre la recherche scientifique et la sphère économique en vue de valoriser le diplôme de doctorat et de rentabiliser ces travaux en les mettant au service du développement économique.


C’est ce qui ressort de la session annuelle du Conseil national d’évaluation de la recherche scientifique et du développement technologique (CNERDT), qui s’est tenue hier au siège du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS) et a été chapeautée par le président du CNERDT, le professeur Mustapha Khiati.


Dans ce sens, le ministère de l’Enseignement supérieur a, selon le professeur, réservé une somme de financement dédiée à la recherche à hauteur de 20 milliards de dinars pour l’année 2018.


Le CNERDT tend à intensifier les démarches faisant de la recherche scientifique un maillon crucial dans la chaîne de production économique. Son point de mire, a-t-il expliqué, est de pallier les lacunes relevées pendant les années précédentes, notamment dans le domaine des sciences humaines et sociales qui affichent un retard par rapport aux sciences technologiques. il a ajouté : « Nous avons entrepris une série de mesures portant octroi de budgets aux laboratoires de recherches et nous misons en particulier sur les laboratoires d’excellence en vue de favoriser les recherches à impact socioéconomique ».


Par ailleurs, le directeur général de la recherche scientifique au ministère de l’Enseignement supérieur, le professeur Hafid Aourag, a souligné que l’engineering est un domaine d’excellence en Algérie, qu’il faut en profiter pour attirer plus d’investisseurs.


Tout en mettant l’accent sur les critères mondiaux introduits dans l’évaluation des travaux académiques, Aourag a indiqué que l’Algérie est classée à la 24ème place à l’échelle mondiale dans le domaine de l’engineering des sciences de la mer. Ce domaine de la recherche scientifique contribue, selon ses estimations, avec une proportion de 0.4% dans la production totale nationale en 2016.


En ce qui concerne le financement des étudiants en formation doctorale, Hafid Aourag a relevé que les doctorants ont bel et bien commencé à bénéficier d’un financement direct à partir de novembre dernier, et ce selon un contrat dont les signataires sont le doctorant, son encadreur et le directeur du laboratoire de recherche.
L’intervenant s’est étalé, à travers un exposé, sur les montants attribués aux bénéficiaires.


Pour les étudiants en première année de doctorat, le montant est estimé à 50 000 DA/an. Quant à celui octroyé aux doctorants en 2ème et 3ème années, il est de 100 000 DA/an.


Les doctorants en fin de formation bénéficieront, quant à eux, de 150 000DA/an. le professeur Aourag a précisé, dans la foulée, que ce financement permettra aux bénéficiaires de réaliser leurs thèses de doctorat dans de meilleures conditions et, par extension, d’améliorer la qualité de leurs travaux académiques.


Pour sa part, Nourredine Ghouali, directeur général de l’enseignement et de la formation supérieurs au MESRS , a indiqué que son département se penche sur l’élaboration d’une carte relative à l’enseignement et à la formation en vue d’adapter les formations universitaires dans toutes les wilayas aux besoins et aux spécificités économiques de chaque région du pays.

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