Culture

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Premier album de Lamia Ait Amara

Cham’s ou la diversité du patrimoine

11 mars 2017 | 17:21
R. C

Déjà présenté en février dernier, lors de deux concerts à Alger, le premier album Cham’s de Lamia Ait Amara, édité par la maison Ostowana, est une immersion dans la musique classique algérienne avec des inspirations orientales, méditerranéennes, de musique de chambre et de divers rythmes.

Pour la chanteuse et musicienne Lamia Ait Amara, sa traversée andalouse va au-delà des frontières pour mettre à nu les passerelles naturelles établies entre les différents patrimoines musicaux maghrébins. Elle voyage entre le malouf tunisien et le melhoun marocain, non sans explorer plusieurs autres univers musicaux.

Cham’s, cet opus de quinze titres, est le fruit d’un travail de recherche réalisé par Lamia Ait Amara, rapporte l’Agence presse service d’Algérie. Soutenue dans ce projet par le Tlemcenien Khalil Baba Ahmed, directeur artistique et chef d’orchestre, elle nous (re)plonge dans la poésie de Youm El Khemis avec des sonorités et des rythmes allant de la musique classique au tango.

Cette soliste de la musique andalouse ouvre son album par un inqileb El kad alladi sabani, elle donne le ton d’un travail métissé servi par sa voix douce et puissante, elle matérialise la rencontre de deux groupes de musiciens venus d’horizons différents, le tout fusionnant dans une formation atypique conduite par Khalil Baba Ahmed. Ce soliste au violon associe son instrument au violoncelle, la guitare et la contrebasse à une cellule traditionnelle andalouse : luth, percussions, qanoun, flûte et piano.

Et la voix de Lamia Ait Amara se pose aussi dans nombre de pièces revisitées de l’héritage andalou : du hawzi, du châabi comme Ya rouhi wa ya rihani, Jadaka el ghaythou, Fnit wach ma yssaberni. A la mandoline, le virtuose Mansour Brahimi apporte une touche de musique sicilienne à des classiques hawzi. Au violon Khalil Baba Ahmed offre un voyage entre les sonorités de différents modes andalous rehaussés par la prestation de Imad El Houari au qanoun, la musique de chambre baroque ou encore le tarab agrémenté par le jeu du duo Halim Guerni-Mokhtar Chouman au ney.

La chanteuse a introduit aussi de la valse musette sur les chansons Ana fel houb et Alger Alger de Lili Boniche. Cham’s s’annonce comme une œuvre résolument tournée vers une vision nouvelle de la musique andalouse, ouverte sur d’autres influences et portée par une instrumentation précise et rigoureuse. Présenté dans une pochette agrémentée du portrait au fusain de la chanteuse, Cham’s, un des rares albums à être financé en partie par un opérateur économique, se veut également un hommage au travail de l’association éponyme investie dans les arts thérapeutiques. Une partie des bénéfices des ventes de cet album, en partie illustré par des dessins d’enfants malades, seront de ce fait reversés à l’association Chams.

Lamia Ait Amara a fait ses classes à l’association Les Rossignols d’Alger où elle s’est exercée sur différents instruments, avant de se démarquer par sa voix et rejoindre plus tard l’association El Inchirah où elle devient soliste principale. A partir de 2014, la chanteuse entame une carrière en solo, tout en s’investissant dans des projets de recherche et de fusion musicale avec Khalil Baba Ahmed, une collaboration qui donnera naissance au spectacle Traversées andalouses.

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