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A la galerie Ezzou’art

Chafia Loudjici expose son emeraude

15 avril 2018 | 20:00
Fadhel Zakour


« Émeraude » est une expo macrophotographique qui durera jusqu’au 27 Avril. Un travail avec un seul mot à la clé : dame nature. Chafia Loudjici célèbre la végétation à travers des détails qu’on ne voit pas à l’œil nu. Ainsi, elle parcourt avec son appareil photo des feuilles et des tiges pour nous offrir un monde minimaliste. Résultat : une douzaine de photos où les gouttes de rosée épousent la flore. C’est ce qu’elle nous explique dans cet entretien au Jeune Indépendant dans lequel elle évoque un monde truffé de curiosités.


Après la Casbah, vous avez décidé cette-fois-ci de célébrer la végétation. Qu’est ce qui a motivé votre choix par rapport à la macrophotographie ?
La macrophotographie naturaliste est une discipline que je pratique depuis plusieurs années. C’est une technique d’approche et d’observation. C’est ce qui me donne le plus de plaisir et d’inspiration dans la photographie. Etant donné que la nature est ma plus grande source d’inspiration, la macro m’a ouvert une porte pour plonger encore plus dans l’intimité de la verdure. C’est à partir de ce moment que j’ai découvert un merveilleux monde plein de secrets, de magie et de beauté.


Vous avez fait le tour des jardins. Qu’est ce qu’elles ont de si particulier ces plantes minuscules ?
Le contact avec la nature reste quelque chose de très particulier. C’est la seule qui peut éveiller en moi autant de sensations. On peut contempler mille et une espèces végétales. Chaque feuille et plante est à la fois différente et atypique : la texture, les nervures et les formes. De plus, les tons du vert varient d’une plante à l’autre. Et tout ces détails m’impressionnent et m’attirent.


Vos photos ont un point en commun, les gouttes de rosée. Qu’est ce qu’elles vous inspirent ?
Je sortais beaucoup ces derniers mois avec mon appareil photo. Sous la pluie, j’ai sillonné jardins et forêts pour vivre ces moments forts. Quand les gouttes de pluie rencontrent les plantes, elles se transforment en de belles perles. Contempler la goutte d’eau qui effleure les feuilles. Voir comment elle se vêtit du vert qui l’entoure tout en gardant sa transparence. Des moments magiques qui me font penser aux émeraudes.


C’est votre première exposition individuelle, comment vous vous sentez ?
Exultée et satisfaite, j’ai toujours voulu représenter la nature et ce monde minuscule qui cache autant de secrets et merveilles. Cela me tient à cœur. Un monde si fascinant que chaque détail, bruit, odeur et couleur a un sens. Parfois je me dis « Si seulement je peux me transformer en un insecte pour vivre dans les plantes. »


Voulez-vous expliquer aux amateurs de la photo les principes de la macrophotographie ?
La macrophotographie est la technique qui permet de réaliser des gros plans. On représente les détails intéressants de toute espèce, en photographiant par exemple des plantes minuscules. Il faut se rapprocher du sujet ; les seuls objectifs qui nous le permettent sont les objectifs macro. Si l’on ne possède pas d’objectifs macro, il est possible d’utiliser des bagues ou des tubes allonges qui s’intercalent entre le boitier et l’objectif.


Votre travail inspire apaisement et sérénité. Quel serait votre définition de votre expo « Émeraude » ?
« Émeraude » est une analogie. C’est ainsi que j’ai vu ces gouttes qui tombaient du ciel avant de rencontrer les plantes. On voit maintenant le fruit de ces moments magiques que j’ai passé dans la nature. Après tout, c’est une expérience qui s’est soldée par une exposition. Une chose qui a animé profondément mes émotions. Je pense qu’il suffit d’ouvrir son cœur car la nature nous veut du bien.

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