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Carnet de campagne : Benflis et Tebboune reçoivent les premiers coups durs

20 novembre 2019 | 19:27

Au quatrième jour de la campagne électorale, Abdelmadjid Tebboune, qui a préféré déléguer son chargé de communication pour une opération de charme envers la presse en se déplaçant à la Maison de la presse du 1er Mai et Azzedine Mihoubi, invité au forum du journal arabophone El Hiwar, ont marqué une pause, laissant à leurs concurrents Ali Benflis, Abdelkader Bengrina et Abdelaziz Belaid le terrain libre. Or les deux favoris, Benflis et Tebboune, ont reçu un coup dur en ce quatrième jour de campagne. Le premier a vu son directeur de campagne à Tizi-Ouzou jeter l’éponge.

Celui-ci vient d’annoncer sa démission. L’intéressé, Saadi Hanouti, explique que sa décision fait « suite aux appels exprimés vivement par les citoyens de la wilaya de Tizi-Ouzou », précise un communiqué diffusé par sa famille et le comité de son village Bouzeguène, en ajoutant que le directeur a « subi beaucoup de pressions par la population de cette wilaya qui lui a demandé son retrait ». Après la démission de Abdallah Baali, le directeur de campagne, un de ses plus proches soutiens, l’homme d’affaires, celui-là même qui l’avait accompagné lors du fameux voyage en France, Omar Alilat a été convoqué, ce mercredi par la gendarmerie de Bab-Djedid (Alger) pour les délits de malversation et de corruption. Selon le quotidien français l’Opinion, Tebboune aurait envoyé la semaine dernière des émissaires à l’Elysée « pour calmer le jeu avec Paris, tout en réaffirmant sa volonté de poursuivre les accords trouvés au cours de l’année 2018 ».

Le phénomène de la corruption a été largement évoqué par les candidats. Si les cinq candidats à la magistrature suprême ont été unanimes à faire de cette exigence populaire un de leurs engagements de campagne pour des raisons électoralistes évidentes, pour l’expert en économie Abdelhak Lamiri, en revanche, cette tâche est loin d’être facile vu le grand retard déjà accusé par les autorités pour agir. Lamiri a évalué globalement à quelque « 500 milliards de dollars ». Tous les candidats sont d’accord pour combattre et éradiquer la corruption qui a atteint des proportions inégalées ces quinze dernières années. Benflis a fait remarquer qu’une bonne gouvernance passe par « le jugement de tous ceux qui ont été impliqués dans la dilapidation des deniers publics et impliqués dans

des affaires de corruption et d’abus de fonctions ». Benflis s’est engagé à se soumettre au contrôle de la Cour des comptes, soulignant que ce sera le cas pour tous les responsables, lesquels doivent être aussi protégés car « ils incarnent la pérennité de l’Etat ».

Tebboune a abondé dans le même sens, déplorant aussi « la dilapidation des deniers publics » qui touche la société algérienne. L’ancien Premier ministre a dénoncé le phénomène du « détournement de deniers publics » exprimant son engagement à poursuivre « l’opération d’assainissement de la situation », à savoir la « lutte contre la corruption et toutes les formes de dilapidation des deniers publics ». Abdelkader Bengrina s’est engagé, lui, à « éradiquer la corruption et l’injustice.

Pour sa part, Abdelaziz Belaid a déploré à « l’hégémonie de la politique, notamment ces dernières années, sur les décisions et plans économiques, ce qui a donné lieu à l’usurpation par une minorité des richesses et atouts que recèle le pays, l’exclusion de certaines régions, la paralysie de nombre de projets et la suprématie des intérêts des gens au détriment de l’intérêt du pays ».

L’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a réagi hier aux multiples contestations des citoyens constatées dans certains meetings et assuré que la campagne électorale « se déroule dans de très bonnes conditions », écartant l’existence d’incidents :« Jusqu’à aujourd’hui, il n’y a pas eu d’actes de violence enregistrés contre les candidats. Les candidats ont été acceptés par les populations locales lors de leurs meetings qu’ils ont animés dans différentes wilayas du pays », a affirmé le responsable de l’autorité Ali Drâa à l’APS. Il a relevé cependant « quelques petits grabuges constatés ici et là » qui ne peuvent pas être qualifiés, selon lui, d’« affrontements ni d’incidents ». Pour Ali Drâa, les candidats « respectent totalement » la charte électorale qu’ils ont signée.

Enfin, de sources concordantes, un débat télévisé animé par une équipe de l’EPTV réunira les cinq candidats à la présidentielle aux derniers jours de la campagne électorale. L’EPTV aurait reçu l’accord de principe de ceux-ci.

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