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Campagne à Béjaïa : La difficile mission de convaincre les citoyens

5 avril 2017 | 20:59
N. Bensalem

A la veille du lancement de la campagne électorale pour les législatives du 4 mai prochain, les citoyens de la wilaya de Béjaïa ne semblent pas branchés, ou du moins pas encore. Les gens vaquent le plus normalement à leurs occupations quotidiennes et semblent avoir la tête ailleurs.

L’on ne discute plus comme auparavant de la campagne électorale, symptomatique de l’état d’esprit des gens et surtout d’une prévisible abstention qui serait très forte et à laquelle d’ailleurs doivent se préparer les partis politiques ou les candidats.

Si l’on veut convaincre les gens d’aller voter, il faut déployer beaucoup d’énergie. Cela sera très difficile puisque la plupart des députés ou des partis politiques n’ont pas encore rendu le bilan de leur législature.

Autrement dit, ils n’ont pas rendu compte du travail accompli au sein du Parlement pour améliorer la vie des citoyens dont le pouvoir d’achat est en chute libre ces cinq dernières années.

Hormis au niveau de certaines permanences électorales ou chez les états-majors politiques locaux où l’on remarque parfois de l’animation, dans la rue les gens n’abordent que rarement cette élection, du moins pour le moment.

Ce sont généralement les initiés en politique qui en parlent mais c’est souvent pour critiquer. Cette situation est due à l’inertie des partis depuis les dernières législatives, estiment certains.

D’autres sont optimistes. Ils pensent qu’avec le lancement de la campagne électorale, les choses renteront dans l’ordre et les gens s’y intéresseront plus.

Il faut signaler aussi que les candidats n’ont pas fait connaître leurs programmes électoraux. A noter que le FFS compte animer un meeting au TRB aujourd’hui à 16 h. L’ex-P/APW Hamid Ferhat, en lice sur une liste indépendante dénommée « La liste des citoyens libres » (LCL), a critiqué avant-hier, dans une conférence de presse, les députés sortants et leur inertie.

Il a évoqué la situation générale du pays et particulièrement celle de la wilaya de Béjaïa, qui n’est pas reluisante de son avis, estimant que « la seule et unique façon d’imposer le changement est la mobilisation autonome ».

Et d’expliquer le choix de sa participation à cette élection afin de ne pas « laisser », dit-il, « la voie libre au pouvoir et autres partis alibi ». Pour lui, « la situation économique de la région est regrettable car « tous ses projets structurants sont gelés, devant la passivité des représentants de la population ».

Pour sa part, Kamel Aïssat, tête de liste du PST, et ses colistiers ont animé une conférence de presse ces derniers jours pour expliquer les objectifs de la participation de leur parti aux législatives, estimant que « le boycott, dans les conditions actuelles, ne constitue pas une alternative, ce qui oblige à saisir la tribune électorale et ne pas déserter cette bataille politique ».

« Le programme du parti pour ces joutes est établi », selon les candidats du PST, « dans le but de s’engager dans toutes les luttes, dans la perspective d’unir toutes les énergies dans une « convergence démocratique antilibérale et anti-impérialiste ». 

La défense du secteur public, les nationalisations et la relance économique sont les principaux axes du programme de cette équipe d’intellectuels qui constituent la liste du PST de Béjaïa aux élections législatives du 4 mai prochain.

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