Monde

#TITRE

558

Cameron plaide contre le « Brexit »

9 mai 2016 | 19:21
M. K. et agences

Le Premier ministre britannique a plaidé pour le maintien de son pays au sein de l’Union européenne sous prétexte de nouveaux risques qui menacent la paix dans le monde.

La Grande-Bretagne a besoin de l’Union européenne pour combattre l’Etat islamique et se protéger d’une Russie « de nouveau belligérante », a déclaré hier David Cameron, à six semaines du référendum sur le maintien du pays dans l’UE.

« L’Union européenne a contribué à réconcilier des pays qui se sont déchirés pendant des décennies », a rappelé David Cameron dans un discours prononcé au British Museum à Londres, citant les différents conflits qui ont secoué l’Europe au cours des derniers siècles.

« Je ne dis pas que l’UE a à elle seule maintenu la paix en Europe ces 70 dernières années, bien sûr que non, l’Otan a joué un rôle majeur (...), mais il est plutôt extraordinaire de constater que des pays qui se combattaient (...) trouvent désormais le moyen de travailler ensemble ».

« Dans la période de l’après-guerre, il soutenait avec passion le rapprochement des pays de l’Europe occidentale, la promotion du libre-échange et la construction d’institutions qui dureraient afin que notre continent ne revive plus jamais cette effusion de sang », a rappelé le dirigeant conservateur.

Le Premier ministre britannique a également invoqué le souvenir de l’un de ses prédécesseurs, Winston Churchill, pour souligner que « l’isolationnisme n’avait jamais servi ce pays ».

« Je veux montrer que si vous aimez ce pays, si vous voulez qu’il garde une place forte dans le monde et maintenir notre peuple en sécurité, notre appartenance à l’Union européenne est un des outils qui nous permet d’atteindre ces objectifs », a-t-il déclaré devant des diplomates et des militants en campagne.

« C’est dans l’intérêt national du Royaume-Uni de maintenir un objectif commun en Europe pour éviter de futurs conflits entre les pays européens », a-t-il affirmé. « Cela nécessite (…) que le Royaume-Uni reste membre » de l’Union européenne.

« Chaque fois que nous tournons le dos à l’Europe, tôt ou tard nous le regrettons », a prévenu le Premier ministre. « Soit nous influençons l’Europe, soit elle nous influence. Et si les choses tournent mal en Europe, ne prétendons pas que nous pourrons être à l’abri des conséquences ».

« Dans l’actuelle dangereuse situation internationale, la coopération la plus étroite possible avec nos voisins européens est essentielle », a martelé David Cameron.

Ce dernier a estimé en outre que la Grande-Bretagne affronterait des menaces encore plus terribles si elle votait le 23 juin en faveur d’une sortie de l’Union, soulignant le rôle de la coopération en matière de sécurité, après les attentats commis à Paris et Bruxelles par des terroristes et revendiqués par le groupe terroriste l’Etat islamique.

Le chef du gouvernement britannique a pris soin de ne pas affirmer qu’une sortie de l’UE se traduirait par une rupture des liens, argument critiqué par les partisans du « out », mais il a rappelé qu’un tel scénario « compliquerait la coopération » et ralentirait l’accès du pays à des informations essentielles.

Il a, en revanche, accusé les tenants du « Brexit » de vouloir revenir en arrière en espérant que la sortie de la Grande-Bretagne conduise à un effondrement de l’UE. Cela aurait pour conséquence, a-t-il mis en garde, d’accroître la puissance de la Russie qui pourrait s’ingérer dans les affaires des pays d’Europe de l’Est et d’Europe centrale, autrefois pris derrière « le rideau de fer ».

Selon lui, c’est « le pire moment » pour que la Grande-Bretagne quitte l’Union européenne car seuls ses « adversaires bénéficieraient » de cette situation.

David Cameron, comme il s’y était engagé, fait campagne en faveur du « In » (le maintien, ndrl), multipliant les déclarations devant des assemblées d’étudiants, d’ouvriers ou d’électeurs afin de convaincre ses compatriotes qui restent largement divisés sur cette question. Un sondage YouGov créditait hier les défenseurs du maintien de 42% des intentions de vote contre 40% aux partisans du « Brexit ». 

Commentaires

    Horaire des prières / ALGER
  • Fadjr: 0
  • Dhohr: 0
  • Assr: 0
  • Maghreb: 0
  • Isha': 0
  • Agenda Officielle

caricature

caricature

SONDAGE

Le Hezbollah libanais est-il un mouvement de résistance ?

Facebook

Twitter