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Bouteflika veut consolider la paix et la sécurité du pays

13 mai 2017 | 20:05
Hocine Adryen

Dès l’annonce des résultats du dernier scrutin législatif, tous les partis proches du sérail sont rentrés dans le rang et se sont prêtés au jeu des consultations, dans l’attente de la décision du président Bouteflika concernant le choix du futur Premier ministre.

Peine perdue : celui qui conduira le prochain Exécutif est l’actuel Premier ministre Abdelmalek Sellal, mi-indépendant mi-FLN, mais avec une nouvelle feuille de route bien précise, celle d’intégrer deux partis de l’opposition qualifiés des plus farouches : le FFS et le MSP.

Si le dernier a été approché directement par le Premier ministre en personne, le premier cité a été « travaillé de l’intérieur » d’abord avant de connaître sa réponse.

Le FFS a été le premier parti de l’opposition à être approché par le Premier ministre Abdelmalek Sellal pour intégrer le gouvernement élargi à l’opposition, tel que souhaité par le président Bouteflika, selon une source au fait des tractations en cours.

Cette proposition a été faite au plus vieux parti de l’opposition par l’entremise de Mohand Amokrane Chérifi, l’expert onusien qui fait désormais office de relais officiel.

Deux portefeuilles ministériels lui seront attribués s’il accepte de réintégrer l’Exécutif, mais le parti de Hocine Aït Ahmed aurait exigé un surplus de sièges à l’Assemblée nationale, d’où sa revendication d’en avoir un peu plus. Ce qui explique pourquoi le FFS a attendu la veille de l’expiration du délai accordé par le Conseil constitutionnel pour déposer treize (13) recours auprès de ce dernier.

Il espère ainsi récupérer au moins quatre sièges. Le FFS veut surtout récupérer le siège perdu de son premier secrétaire Bouchafa à Constantine en plus de ceux de Tizi Ouzou, Bejaia et Alger. L’histoire ne dit pas si le deal proposé par le FFS a été accepté par Sellal.

Mais en tout état de cause, le FFS n’a pas fermé complètement la porte à une entrée au gouvernement. Lors de sa campagne pour la vulgarisation de son initiative dite de « consensus national », ce parti est allé d’abord frapper à la porte des deux grands partis du pays à savoir le FLN et le RND.

Une délégation du FFS, composée des membres de l’instance présidentielle dirigée par Chérifi Mohand-Amokrane, est allée à la rencontre des deux partis et non de ceux de l’opposition pour présenter sa démarche lancée depuis quelques années. Mohand-Amokrane Cherifi a toujours considéré le FLN comme le parti le plus important en Algérie.

Les deux partis (le FLN et le FFS) ont, de fait, les mêmes motivations politiques. Il existe beaucoup de similitudes dans leur programme et dans leur vision. Le FLN était un parti-Etat mais à partir de1990, il est devenu comme tous les autres. Le FFS, jusqu’à très récemment, avait cette idée que le FLN était un parti-Etat.

Au fil des années, le FFS a compris ceci : sortir du cercle vicieux qui l’emprisonne. Il ne voit plus le pouvoir comme source de tous les maux et le FLN s’accorde quelques libertés par rapport à son statut de parti du pouvoir. Le FFS est-il donc sur la même longueur d’onde que le FLN ?

S’il entre au gouvernement, ce sera certainement la plus grosse prise pour le président Bouteflika depuis sa première investiture en 1999. Cela inciterait certainement d’autres partis récalcitrants tels que le MSP à intégrer le futur gouvernement. Les deux grands vainqueurs des élections législatives, le FLN (164 sièges) et le RND (100) vont devoir composer la moitié des portefeuilles ministériels du futur gouvernement. Soit six ministères pour chacun.

Le président Bouteflika, qui en a ainsi décidé, s’apprête à recevoir incessamment les leaders des deux formations pour leur signifier sa décision. Ahmed Ouyahia le dit sans détour : « Le RND n’a pas à être consulté, nous sommes depuis 1997 (date de la création du parti, dans des gouvernements de coalition dont certains conduits par le RND même ; nous ne voyons vraiment pas d’inconvénients à ce que le futur gouvernement soit élargi à d’autres formations politiques. »

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