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Bouteflika pas satisfait du travail des ministres « débarqués »

12 juin 2016 | 23:00
Hocine Adryen

Que certains ministres se le tiennent pour dit : le président de la République Abdelaziz Bouteflika n’est pas satisfait du travail de certains. Assez informé, en tant que Président, il sait qui est qui et qui fait quoi.

Dans la logique du peut-être, donc du probable, ce nouveau remaniement est venu confirme les doutes que la presse ne cesse d’émettre depuis quelques semaines sur un possible coup politique du président Bouteflika.

Un remaniement de trop ? Une question qui occupe déjà sa place dans le quotidien des Algériens, mais si tout cela n’était qu’un bon coup de communication ? Affaire à suivre avec prudence, car la politique vit bien avec la polémique.

Le gouvernement Sellal est sur cale. Ou presque. D’où la nécessité de ce remaniement ministériel partiel. Après Belkacem Salhi, le président de l’ANR, Amara Benyounes, patron du MPA, voilà le tour d’Amar Ghoul, le leader de TAJ, de quitté l’Exécutif après plus 15 ans de présence continue.

Ce dernier, qui a survécu à plusieurs remaniements ministériels depuis le début des années 2000, est sans conteste un événement à mesurer à sa juste valeur. Gagné par la lassitude, l’ex-membre du MSP, resté dix ans à la tête du ministère des Travaux publics a fait ces dernières années du surplace dans les départements du transport et tout dernièrement du tourisme. Quel bilan peut-on faire de ces passages dans trois postes ministériels ?

Difficile de faire un état des lieux. L’autoroute Est-Ouest est, de l’avis de nombreux experts, un véritable gâchis. Décrié et mis en mauvaise posture dans l’affaire de l’autoroute Est-Ouest, sa gestion aux départements du transport et du tourisme ne fût pas à proprement parler une réussite.

Il paie aujourd’hui cash son incompétence et ses multiples errements. La nouvelle composante gouvernementale ne compte que deux partis, le FLN et le RND, qui se partagent le gros de l’équipe.

Quelques technocrates ont fait leur apparition mais le fait le plus marquant de ce énième remaniement est la nomination au poste de ministre d’Etat et conseiller spécial auprès du président Bouteflika du revenant Boualem Bessaih, l’ex-président du Conseil constitutionnel. Il sera chargé ainsi de représenter le président Bouteflika lors des grandes manifestations protocolaires.

Sellal solide à son poste……

Le Premier ministre Abdelmalek Sellal reste aux commandes de l’Exécutif. Entré au gouvernement au début du règne de Bouteflika il fut chargé du département et des Ressources en eau durant dix ans- il est intronisé chef de l’Exécutif en remplacement d’AhmedOuyahia en 2012.

Depuis, il garde intacte la confiance du président Bouteflika. Si sur le plan politique, le Parlement est aujourd’hui tenu de traduire sur le papier la trentaine de lois organiques qui découlent de la révision de la Constitution, sa nouvelle feuille de route est d’ordre économique.

Sa nouvelle politique économique, dont on ne connaît pas encore les mesures qui seront annoncées lors d’un Conseil des ministres prévu avant la fin du mois de juin est attendue de pied ferme par les experts. Ce projet annoncé en grande pompe par Sellal après la chute des prix de pétrole a tenu en haleine les économistes et les investisseurs en premier lieu, qui attendaient avec impatience de connaître les nouvelles mesures prises par le gouvernement.

Le porte-parole de Nabni, Abdelkrim Boudraa, traduisait ce sentiment de déception très répandu dans la sphère économique : « On s’attendait à ce que le gouvernement mette en place un plan d’action chiffré, avec une responsabilisation des acteurs, le tout soumis à un calendrier.

Cela n’a pas été le cas ».
Peu de détails et de chiffres, ont filtré à propos du contenu du nouveau modèle. Le gouvernement espère pouvoir exporter 9 % de produits hors hydrocarbures d’ici la fin 2016, en se basant sur les entreprises privées et la diversification de l’économie.

D’où son investiture à la tête du gouvernement aidé en cela par une équipe réaménagée, notamment avec l’arrivée des nouveaux ministres de l’Energie et des Finances, de l’Agriculture puisque ce secteur comme ceux de l’Industrie, du tourisme et les TIC, seront les fers de lance de cette nouvelle politique économique.
C’est à lui qu’est revenue la tâche d’impulser cette nouvelle politique économique.

Son plaidoyer lors de la tripartite où il annonçait que l’Algérie, « économiquement, résiste bien à ce contexte très difficile » n’a pas échappé aux plus avertis. Selon Sellal, les performances de l’économie algérienne et ses capacité à améliorer la croissance « demeuraient réelles, malgré la violence et les impacts du choc pétrolier ». Tout se passe comme s’il semble s’être rendu compte qu’un nouveau modèle économique ne peut pas être juste un travail d’économistes…

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