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Bouteflika et Macron veulent accélérer la cadence

21 février 2018 | 23:13

Le président Abdelaziz Bouteflika a invité le président français Emmanuel Macron à revenir pour une visite d’Etat, en 2018, lors de leur dernière rencontre à Alger en décembre dernier.

Bien que la visite en Algérie du président français Emanuel Macro qui remonte au moins de décembre 2017 fût brève- la rencontre avec le président Bouteflika a duré plus d’une heure-les contacts entre les deux hauts dirigeants semblent se maintenir à un rythme régulier. ce mardi la présidence de la république algérienne a rendu public dans un communiqué un entretien téléphonique entre les deux présidents. Selon le communiqué cet échange « a permis aux deux Chefs d’Etat de partager leurs analyses sur la situation au Mali et en Libye ». Ils « ont aussi examiné les voies et moyens de renforcer encore davantage la dynamique de la coopération algéro-française enclenchée par le sommet qui a regroupé les présidents algérien et français à Alger, en décembre dernier », a ajouté la même source.

aujord’hui ce fut au tour de la présidence de la république française de dévoiler un communiqué dans lequel elle révèle que l’entretien téléphonique « avait porté sur les principaux sujets bilatéraux après la visite du président Macron en Algérie, le 6 décembre dernier, en souhaitant qu’un suivi précis de cette visite soit fait ». Le communiqué de l’Elysées précise que « les ministres concernés poursuivront les échanges dans les prochaines semaines afin d’avancer rapidement sur les différents sujets évoqués lors de cet entretien, que ce soit sur le plan économique, de la coopération universitaire, de la mobilité ou de la mémoire ». Le président Macron et le président Bouteflika « ont également évoqué les questions régionales, et plus spécifiquement le Sahel et la Libye », conclut la même source.

Au sujet du Sahel, la France pousse l’Algérie à intégrer le fameux G5 ou du moins aider sur le plan logistique cette force antiterroriste en voie de constitution. En Lybie, la situation sécuritaire est des plus précaires sept ans après le renversement du colonel Kaddafi. Elle n’arrange nullement les affaires de l’Algérie qui redoute un flux de djihadistes à ses frontières. Et la France pour sa part craint une nouvelle vague de migrants en provenance de ce pays. Il y a trois jours, le général de corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef, a reçu en audience, l’amiral Bernard Rogel, chef d’Etat-major de l’armée française. Si rien n’a filtré sur cette rencontre inédite, les deux parties ont selon toute vraisemblance échangé des informations sur la coopération sécuritaire entre les deux pays et la manière avec laquelle icelles devront procéder à l’avenir pour venir à bout de la menace terroriste au Sahel et en Lybie. Les ministres des deux pays concernés par les « dossiers » sur le plan économique, de la coopération universitaire, ou de la mobilité ou de la mémoire devront imprimer un nouveau et accélérer la cadence.

L’économie avant la diplomatie

Sur le plan économique, la visite en Algérie d’une forte délégation du MEDEF présidée

par Pierre Gattaz, qui doit laisser sa place très prochainement a été particulièrement médiatisée du fait de l’importance et de la qualité des chefs d’entreprises (issus du CAC 40) qui ont fait le déplacement. L’accord signé entre Sonatrach et Engie porte sur le passage à l’énergie solaire des stations de compression des gazoducs, la valorisation des « gaz torchés » (brûlés lors de l’extraction du pétrole et du gaz) et « l’efficacité énergétique » des processus industriels tels que la production ou liquéfaction de gaz par exemple. Si l’on en croit ce qui est avancé, les géants de l’économie française ont fait le déplacement à Alger pour débloquer des situations et pour demander plus d’ouverture afin de pouvoir concurrencer d’autres opérateurs comme les entreprises chinoises ou autres. Les patrons français ayant pris part à cette visite sont surtout venus à Alger pour « régler des problèmes » déjà existants. Les représentants du patronat français espéraient aussi « convaincre » les autorités algériennes pour obtenir plus d’« ouverture » en faisant allusion à une administration perçue comme un obstacle à l’investissement. La liste des 850 produits interdits d’importation est citée à cet effet, pour dire que des patrons de grands groupes français en sont « victimes ». L’autre groupe français présenté comme une « victime des décisions des autorités algériennes est Renault Trucks. Cette filiale de Volvo déplore également le fait que « des dizaines de ses camions soient en attente dans son usine de Bourg-en-Bresse » à l’Est de la France. Pour pouvoir commercialiser ses produits en Algérie, le groupe a dû demander aux autorités algériennes « une autorisation » afin d’ouvrir une usine à Meftah dans le Sud d’Alger. Ces problèmes traduits qu’une partie des doléances portées par le président du MEDEF, Pierre Gattaz. Ce dernier aurait également soulevé la problématique des « délais de paiement ». Les grands patrons du CAC 40 veulent surfer sur la volonté des autorités algériennes de diversifier l’économie. Cela dit, la concurrence sera rude, affirment-ils, sous-entendant que les concurrents comme ceux venus de Chine veillent toujours à mettre la barre haute. Cela ne doit pas être un problème leur a confié Michel Bisac directeur des Pages Maghreb. Selon lui : « Les Algériens préfèrent cent fois travailler avec nous qu’avec les Chinois, ne serait-ce qu’en raison de la langue », a-t-il soutenu. A la différence du comité mixte algéro-français (Comefa), qui regroupe des représentants des ministères à vocation économique des deux pays, le Conseil d’affaires algéro-français est une initiative portée par le secteur privé. La particularité de ce conseil vient du fait qu’il émane de la volonté des entrepreneurs des deux pays. Ce nouvel organe a été conçu comme un « espace d’échanges entre les entrepreneurs issus des deux rives de la Méditerranée. Les membres de ce conseil se rencontreront régulièrement, au moins une fois par an. Si tous les domaines sont abordés, l’accord signé donne la priorité à certaines thématiques, notamment les secteurs de l’agro-alimentaire, du numérique et des énergies renouvelables.

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