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Bouchouareb réaffirme l’ambition de l’Algérie de développer la pétrochimie

5 août 2016 | 19:12
Z. M.

L’Algérie, qui est un grand importateur de produits plastiques, dispose de meilleures conditions pour développer son industrie pétrochimique, notamment la plasturgie afin de réduire ses importations en ces produits, selon le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb.

S’exprimant lors d’une visité avant hier à plusieurs sites industriels de la région indonésienne de Purwakarta (90 kms de Jakarta) dont celui d’Indorama, partenaire de deux groupes publics algériens pour l’exploitation et la transformation du phosphate, le ministre a indiqué que l’Algérie importe actuellement pour 6,5 milliards de dollars de produits plastiques.

Ceci constitue une formidable opportunité de substitution par une production nationale et d’exportation vers les pays de l’Afrique subsaharienne et de toute la région méditerranéenne, a rapporté un communiqué du ministère.

Au site de l’usine d’Indorama, l’une des principales filiales de fabrication de polymères en Indonésie, Bouchouareb a évoqué les ambitions de l’Algérie dans le domaine de la pétrochimie, en particulier les segments des résines plastiques et des polymères dérivés du gaz naturel, a précisé la même source.

Bouchouareb a souligné à cet égard que l’Algérie disposait dans ce domaine de tous les atouts pour réduire sa dépendance de l’importation de ces produits du fait de la disponibilité d’un gaz naturel de qualité riche en éthane, particulièrement approprié à la transformation pétrochimique, ainsi que de sa proximité des marchés méditerranéens et africains.

Le ministre et la délégation qui l’accompagnait, se sont également rendus au centre polytechnique de la firme Indorama, qui accueille 270 étudiants sur un campus de 2 hectares et qui compte aussi une école internationale pour les enfants des 5 000 employés de l’usine. A cet effet, le ministre a exigé à ce qu’Indorama inclut un volet formation continue et éducation de même niveau en Algérie, notamment dans le cadre des partenariats signés récemment à Alger entre ce groupe-Indorama-et les deux entreprises publiques nationales.

Pour rappel, trois accords d’investissements d’un montant global de 4,5 milliards de dollars ont été signés en juillet dernier à Alger entre Indorama et les groupes Asmidal et Manal. Il s’agit de la réalisation de trois projets mixtes algéro-indonésiens portant sur le développement et l’exploitation de la nouvelle mine de phosphate de Bled El Hadba (Tebessa), sur la transformation des phosphates pour la production de l’acide phosphorique et d’ammonium phosphate dans la wilaya de Souk-Ahras et sur la transformation du gaz naturel pour la production d’ammoniac, de nitrate d’ammonium technique (TAN) et du calcium ammonium nitrate (CAN) dans la wilaya de Skikda.

La production issue de ces plates-formes industrielles devra couvrir les besoins du secteur agricole en différents produits fertilisants et permettra l’exportation de l’excédent qui sera dégagé vers les marchés internationaux.
Un mémorandum d’entente a été signé, mercredi dernier, à Jakarta entre le ministre de l’Industrie et des Mines et son homologue indonésien, Airlangga Hartarto.

Celui-ci porte sur le développement des relations bilatérales dans le secteur industriel et identifie les segments de coopération et de partenariat à promouvoir entre les deux pays. Bouchouareb se trouvait en Indonésie dans le cadre du 12e Forum économique Islamique mondial (WIEF) tenu du 2 au 4 août à Jakarta.

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