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Bouchouareb : « L’Algérie étale sa carte de l’électrification de l’Afrique »

14 mai 2017 | 20:03
Z. M.

Le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb, a affirmé que l’Algérie a un rôle clé dans le développement du partenariat sud-sud, soulignant que ce principe adopté par le pays depuis son indépendance se concrétise sur le terrain à travers les multiples contrats de partenariat entre l’Algérie et les pays du continent.

« Nous voulons impulser cette dynamique en lui donnant un nouveau souffle car il y a des défis majeurs qui attendent notre continent », a-t-il déclaré dimanche à Alger lors du Choiseul Africa Summit.

Le ministre a cité le problème de la forte urbanisation du continent et la démographie galopante confrontée au déficit de l’eau potable et au manque d’électricité. « Alors que dans les autre pays du globe on est passé à la 4e révolution industrielle, notre continent n’a pas encore réglé le problème de l’électrification », a-t-il commenté en déplorant qu’ »un africain sur deux sombre toujours dans le noir ».

Le ministre a assuré par ailleurs que « l’Algérie a sa carte à jouer dans l’électrification de l’Afrique », en faisant part de négociations concluantes entre la société mauritanienne SOMELEC et le groupe Sonelgaz dans le domaine énergétique.

« Il est de notre responsabilité (en tant que responsables africains) de porter le rêve africain plus haut et de placer notre continent dans la position qui est la sienne », a-t-il poursuivi devant un parterre de personnalités économiques et politiques.

Rappelant que le quart de la population mondiale sera africain à la moitié de ce 21e siècle, Bouchouareb a plaidé pour une nouvelle Afrique plus prospère. Afin de réaliser le développement et le bien-être de cette population, le ministre estime qu’il faut se mobiliser en moins d’une décennie « pour une nouvelle Afrique basée sur l’échange, la complémentarité et le partenariat « .

Il a évoqué le nouveau modèle économique adopté par l’Algérie et qui accorde une place importante au partenariat africain basé sur l’investissement productif.

« Cette perspective de croissance résolument tournée vers l’Afrique encourage des actions mutuellement avantageuses », a-t-il insisté, en soulignant le rôle des jeunes managers qui constituent la base d’une Afrique émergente.

L’Afrique se vide de sa jeunesse

Pour sa part, le ministre malien de l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Abdrahmane Sylla, a posé le problème de l’émigration clandestine des jeunes africains vers l’Europe et l’Asie, en soulignant l’urgence pour les dirigeants du continent de réfléchir à des solutions afin de fixer cette jeunesse dans son pays d’origine.

« L’Afrique se vide de sa jeunesse. Il y a des départs massifs et irréguliers vers l’Europe et l’Asie », a-t-il regretté, estimant qu’ils appartient aux gouvernants de prouver à ces jeunes que « l’Eldorado est dans leur propre pays et pas ailleurs ».

De son côté, le ministre du Budget de la Côte d’Ivoire, Abdourahmane Cissé, a noté que contrairement aux années précédentes, la majorité des pays africains disposent de stratégie qui leur permet de réaliser leur programme socio-économique en tenant compte de leurs ressources financières.

Se référant au rapport de la Banque mondiale, le ministre de Côte d’Ivoire s’est félicité de ce que beaucoup de pays africains ont pu diversifier leur économie. Il a toutefois évoqué la pauvreté, le manque d’infrastructures et le chômage qui minent toujours le continent dont la population atteindra plus de 800 millions d’habitants d’ici à 2035.

« Œuvrons pour que cette démographie en forte croissance se transforme en aubaine et non pas en fardeau », a-t-il conclu.
Au cours de cette rencontre initiée par l’institut Choiseul, les participants ont abordé l thème de la digitale, de l’urbanisation et du développement de l’entreprenariat des jeunes et leur expansion à l’international.

Pour rappel, l’institut Choiseul recense et classe chaque année les jeunes dirigeants économiques africains de 40 ans et moins, qui jouent un rôle dans la croissance du continent. L’Institut les rassemble avec les personnalités économiques.

Après Paris et, Marrakech soit l’institut a choisi Alger. Selon son initiateur, Pascal Lorot, ce genre de rencontre constitue pour les jeunes dirigeants africains de ce classement, un espace pour faire part de leur idées aux autorités et à la communauté des affaires afin de faire partager leur expérience et leur expertise 

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