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FLN : Benzaïm fustige Ould Abbès

10 mars 2018 | 20:46
Fln M.Kouini


Le sénateur du FLN, Abdelwahab Benzaïm, convoqué pour le 13 mars par la commission de discipline après avoir critiqué la ministre de l’Éducation nationale, ne lâche rien. Il continue encore de se défendre férocement contre ce qu’il qualifie d’« injustices » commises à son égard. Bien que certaines sources pensent que ce débat n’a pas besoin de tout ce tintamarre, il est curieux de constater que cette polémique est en train de se glisser vers d’autres terrains plus périlleux et malveillants.


Sans doute trouvant de nouvelles sympathies inattendues, comme celle de l’ancien président de l’APN et ancien ministre, Abdelaziz Ziari, qui a critiqué ouvertement la réaction d’Ould Abbès la jugeant disproportionnée, le sénateur vient de lancer de nouvelles flèches en direction de son SG du parti. Hier, Benzaïm a accusé Djamel Ould Abbès de violer la Constitution. Pas moins. « J’ai défendu ma liberté de mener ma mission dans le cadre de la Constitution qui dispose dans son article 126 que l’élu parlementaire ne peut faire l’objet de pression en raison des opinions qu’il a exprimées », avance-t-il.


« La violation de la Constitution, la convocation d’un membre du Conseil de la nation par écrit pour juger son opinion et les menaces du secrétaire général Djamel Ould Abbès constituent un précédent dangereux dans l’histoire de la démocratie », ajoute la même source. Pour ce sénateur, sa convocation est également un « précédent dangereux dans l’intervention dans les prérogatives de l’institution législative ».


S’adressant directement à Djamel Ould Abbès, Benzaïm, membre du comité central, va encore plus loin en lâchant que « des conditions particulières ont fait de vous le secrétaire général du parti. Mais vous n’avez pas su suivre ces conditions parce que les principes ne sont pas les mêmes. Les principes du FLN, inscrits dans la Déclaration du 1er Novembre, sont des principes de liberté, d’indépendance et de dignité ». « C’est pour cela que je vous invite encore une fois à vous reposer parce que ce temps et cette place ne sont pas les vôtres », lance le sénateur.


Abdelwahab Benzaïm rappelle au secrétaire général du FLN le rôle des élus en matière de législation et de contrôle du travail du gouvernement. « Notre rôle également est d’informer le Président sur la prise en charge des secteurs par les ministres ».


Puis, avec un clin d’œil et un message en direction du chef de l’Etat, le sénateur pense que « le président du parti, qui est le président de la République, gardien de la Constitution, de la démocratie et de la liberté d’expression, n’acceptera pas qu’on soit humilié et que notre dignité et notre liberté soient confisquées », conclut-il.


 


Benzaïm attendra-t-il une « clémence » ou une prompte intervention de la part d’Abdelaziz Bouteflika dans une querelle qui semble prendre une nouvelle tournure ?

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