Nationale

#TITRE

254

Le Parlement prend acte de la vacance du poste de président

Bensalah chef d’Etat

9 avril 2019 | 13:30
Mohamed K.

Le Parlement, réuni en ses deux Chambres (Conseil de la nation et Assemblée populaire nationale), ce mardi , a pris acte de la déclaration de vacance définitive du poste de président de la République, à la suite de la démission de Abdelaziz Bouteflika. Suite à cette formalité, et selon les termes de l’article 102 de la Constitution, c’est le président du Conseil de la nation qui devient chef d’Etat pour une durée maximale de 90 jours, durant laquelle une élection présidentielle sera organisée.
Abdelkader Bensalah a appelé tout un chacun à accélérer l’amorce d’une nouvelle étape où le peuple décidera de son destin, à travers le choix démocratique et libre de ses dirigeants.
"(...) Nous sommes face à un devoir national collectif, qui implique expressément de tout un chacun d’œuvrer à garantir les circonstances idoines pour entourer la prochaine courte période de toutes les conditions permettant d’accélérer l’amorce d’une nouvelle étape dans la vie de la Nation, une étape où le peuple algérien sera maître de son destin à travers le choix démocratique et libre de ses dirigeants", a déclaré Bensalah au terme des travaux de la réunion du Parlement.
"En cette conjoncture particulière, le devoir constitutionnel m’impose d’assumer une lourde responsabilité et, avec l’aide du Tout-Puissant, nous emprunterons la voie de la concrétisation de tous les objectifs ambitieux du peuple algérien", a-t-il ajouté.
Bensalah a insisté, dans ce sens, sur l’importance "d’une application rigoureuse de la Constitution et d’un travail accompli avec sérieux et abnégation pour permettre, dans les plus brefs délais, au peuple de dire son mot et décider souverainement du choix de son président élu pour diriger le pays, adopter le programme qu’il jugera approprié et définir les contours d’un avenir que nous espérons prometteur" pour l’Algérie.
A ce propos, Bensalah a rendu hommage au peuple algérien qui, a-t-il dit, "a exprimé avec force son unité et sa cohésion, démontrant ainsi son attachement fort à sa patrie (...) et appelant au changement positif pour l’édification d’une Algérie nouvelle, moderne et démocratique et ouverte à tous ses enfants".
Il a adressé, en outre, ses remerciements à l’ensemble des membres des deux Chambres du Parlement, ainsi qu’à toutes les institutions et organes de l’Etat qui "s’acquittent du rôle qui leur incombe, en toute responsabilité, en cette conjoncture sensible de l’histoire du pays", à leur tête l’Armée nationale populaire (ANP), digne héritière de l’Armée de libération nationale (ALN) et tous les corps de sécurité qui ont accompli "leur mission avec un haut sens du professionnalisme qui mérite toute la considération et la reconnaissance".
Par ailleurs, à part les partis politiques faisant partie de la coalition et le groupe des indépendants, les autres groupes parlementaires de l’opposition ont boycotté la séance. Le dernier en date est le MSP, qui a estimé que le chef de l’Etat par intérim était "une démarche en contradiction avec les revendications du peuple, clairement exprimées par le Hirak populaire".
Le MSP a réitéré sa position quant à la solution dans le cadre de cet article qui ne pourrait, selon lui, constituer une solution que "si elle est accompagnée de réformes politiques garantissant la concrétisation de la volonté populaire, à travers des élections libres et transparentes et à la condition que l’institution militaire se contente d’accompagner la transition politique et que le Hirak populaire se poursuive jusqu’à la concrétisation de la volonté populaire", conclut le parti de Makri.
Pour sa part, le groupe parlementaire du Front des forces socialistes (FFS) a préconisé une "solution politique et consensuelle" à la crise que vit le pays, devant aboutir à une "véritable transition démocratique".
"Les Algériennes et les Algériens exigent le changement du système par la voie d’une solution politique et consensuelle qui aboutira à une véritable transition démocratique", indique un communiqué du groupe parlementaire du FFS rendu public hier.
Il a exprimé sa conviction que "seule une transition démocratique au terme d’un processus constituant et l’élection d’une Assemblée Constituante, permettra aux Algériennes et aux Algériens d’exercer leur souveraineté".
Pour le groupe parlementaire du FFS, le fait de "vouloir imposer la voie constitutionnelle comme seule option ne répond pas aux aspirations et aux revendications populaires", estimant que cette voie "ne saurait être porteuse d’une solution à une crise éminemment politique".

Commentaires

    Horaire des prières / ALGER
  • Fadjr: 0
  • Dhohr: 0
  • Assr: 0
  • Maghreb: 0
  • Isha': 0
  • Agenda Officielle

Hello Algeria

Hello Algeria

SONDAGE

Etes-vous pour ou contre l’utilisation de la vidéo dans la coupe du monde de football ?

Facebook

Twitter