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« Bâtissons une Algérie solide sur les plans économique et sécuritaire »

19 mars 2017 | 19:52
Amine B.

La célébration du 19 mars cette année à El-Bayadh n’a finalement pas dérogé à une règle établie depuis le jour où il était dit que le peuple libéré du joug colonial allait se baser sur certains repères du calendrier pour se rappeler un passé douloureux mais aussi pour engager la bataille de l’édification d’un Etat fort.

Cette halte a encore une fois permis au chef de l’Etat de faire un rappel des faits à l‘origine de l’événement du 19 mars 1962, date de signature des Accords d’Evian ayant consacré, trois mois plus tard, l’indépendance du pays.

En l’absence de débat réel -qui reste le point faible de la culture de l’Etat- sur les circonstances ayant entouré les véritables enjeux à l’origine de cet important événement dans l’histoire de la Révolution, il s’avérait utile de mettre en avant un succin et rappel des faits, non sans faire un lien entre l’histoire passée écrite en lettres de sang par les valeureux martyrs et autres authentiques moudjahidine et le présent, marqué surtout par un engagement « sincère » pour l’édification d’un Etat fort malgré les difficultés liées pour beaucoup aux séquelles laissées par les pratiques coloniales.

C’est ainsi que le message du président de la République, lu par le conseiller à la présidence de la République Mohamed Ali Boughazi, à partir de la ville des Hauts Plateaux, se voulait un rappel de faits mais aussi un énième appel pour bâtir une Algérie forte et solide sur les plans économique et sécuritaire, deux volets au centre des préoccupations de toute la nation.

« En cette journée où nous nous remémorons les hauts faits de la glorieuse révolution nationale et son triomphe sur le colonialisme abject, je vous exhorte encore une fois à être, à l’instar de vos aïeux et ancêtres, les artisans des événements et des réussites, les bâtisseurs d’une Algérie forte et solide sur les plans économique et sécuritaire, puissante et influente dans le concert des nations », a écrit le chef de l’Etat.

Le président Bouteflika ne manque pas, par ailleurs, d’établir un lien entre les pratiques du colonialisme et les souffrances du peuple, cinquante cinq ans après. « La journée de la Victoire est une étape phare de l’histoire de l’Algérie et la consécration d’une lutte acharnée contre les affres du colonialisme dont a souffert le peuple algérien, qui continue à pâtir de ses séquelles", a-t-il précisé.

Date charnière entre l’engagement armé des Novembristes en 1954 et le jour de la délivrance en juillet 1962, le 19 mars a été la résultante du combat d’une génération armée d’une volonté et d’une foi inébranlables. 

« Une génération armée d’une volonté et d’une foi inébranlables et qui a consenti un lourd tribut de sacrifices en millions de martyrs, d’invalides, de veuves et d’orphelins, nonobstant la destruction et les tragédies ayant touché toutes les familles à travers le pays », a ajouté le chef de l’Etat.

Il rappellera au passage le combat politique mené par la délégation algérienne qui a pu, « en dépit des références et ressources de l’ennemi, arracher le droit intégral de notre peuple à sa liberté et à sa souveraineté sur son territoire tout entier ».

Il est vrai que l’intelligence dont ont fait preuve les membres de la délégation algérienne conviée à la table des négociations à Evian a eu des conséquences salvatrice pour l’avenir du pays. Krim Belkacem et ses accompagnateurs avaient en effet réussi à déjouer les plans de la délégation française, dont l’objectif de soustraire le sud du pays à la souveraineté de la future Algérie indépendante avait été planifié par les plus hautes autorités coloniales.

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