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L’Algérie s’apprêterait à ouvrir le capital des six banques publiques aux étrangers

Ballon-sonde, info vraie ou élucubration d’une source ?

26 septembre 2016 | 11:30
Hocine Adryen

Selon une dépêche de l’agence Reuters, l’Algérie envisage de permettre aux principales banques publiques du pays de « s’introduire en Bourse » afin de développer leurs activités de marchés et de diversifier leurs sources de financement pour compenser l’impact de la chute des recettes pétrolières. Cette agence cite une source haut placée au sein de l’administration. 

Selon elle, le projet donnerait à des investisseurs étrangers « la possibilité de devenir majoritaires dans le capital de certaines banques algériennes », ce qui leur est pour l’instant interdit par la loi sur la monnaie et le crédit. Les six banques publiques algériennes (BNA, BEA, CPA, BADR, CNEP Banque et BDL) représentent la majeure partie du secteur bancaire. Selon cette source, qui a requis l’anonymat, « l’ère du baril à 100 dollars est révolue. Nous n’avons pas d’autre choix que de changer de politique ». « Les réformes se feront lentement mais on ne repartira pas en arrière », a-t-elle ajouté.

Mais selon toute vraisemblance, les autorités ont déjà donné le la puisqu’on évoque à demi-mot, depuis quelques semaines, l’ouverture du capital des banques publiques et l’assouplissement de la règle 51/49. Le projet de loi de finances pour 2017 prévoit un assouplissement de la règle fixant le capital qui doit être détenu à hauteur de 51% par les Algériens et 49% par les étrangers relative à l’investissement étranger dans le secteur bancaire. Dans le projet de loi de finances pour 2017, la part du capital pour le partenaire étranger devrait passer à 66%, contre 49% actuellement. Une première tentative d’ouvrir le capital d’une banque étatique aux étrangers, en l’occurrence la CPA, a vite tourné court. Les banques françaises installées en Algérie (Société générale, BNP-Paribas, Crédit agricole, Natexis) ont toutes soumissionné dans le cadre de la privatisation du CPA. Les banques étrangères qui veulent entrer dans le capital des banques étatiques ne feront pas autre chose que des crédits à la consommation et des crédits documentaires au titre d’opérations d’importations.

Elles n’accorderont pas de financement à l’investissement. Ces dernières sont souvent soupçonnées d’adopter des positions extrêmement sévères (cherté excessive des conditions de crédit, exigences draconiennes en matière de garanties…) pour dissuader l’entreprise désireuse d’investir de solliciter un crédit. Reste à savoir si le Parlement votera cette nouvelle loi qui figure dans le projet de budget 2017. Le texte prévoit que les banques qui voudraient s’introduire à la Bourse d’Alger devront obtenir le « feu vert préalable » de la Banque centrale avant toute initiative susceptible de faire passer plus de 49% de leur capital dans des mains étrangères. Le système bancaire algérien comprend, outre les six banques publiques, des banques privées et internationales. Vingt banques et neuf établissements financiers, dont cinq spécialisés dans le leasing, activent actuellement en Algérie. Selon la dernière liste élaborée par la BA et définissant les banques et établissements financiers agréés par la Banque centrale, jusqu’au 2 janvier 2013, la place bancaire algérienne compte, en plus des 6 banques publiques existantes depuis les années 1960, quatorze banques à capitaux étrangers, dont une à capitaux mixtes : Banque Al Baraka d’Algérie, Citibank N.A Algeria, une succursale de banque Arab Banking Corporation-Algeria, Natixis- Algérie, la Société générale-Algérie, Arab Bank PLC-Algeria (succursale), BNP Paribas Al-Djazaïr, Trust Bank-Algeria, The Housing Bank For Trade and Finance-Algeria, Gulf Bank Algérie, Fransabank Al-Djazaïr, le Crédit agricole corporate et investissement Bank-Algérie, HSBC-Algeria (succursale) et Al Salam Bank-Algeria.

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