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Bachir Chérif : un grand humaniste nous quitte

4 juin 2017 | 18:34
Kamel Cheriti

La nouvelle du décès soudain de Hassen Bachir-Chérif, directeur du quotidien la Tribune, a surpris tout le monde : sa famille, ses proches, ses amis, l’ensemble du personnel du quotidien la Tribune et bien sûr, tout le monde de la presse nationale, aussi bien publique que privée.

Cette disparition soudaine a surpris parce que Hassen jouissait d’une bonne santé. Il menait une vie saine et équilibrée et surtout, il possédait tous ses moyens physiques et intellectuels, à un âge où l’être humain peut retirer le fruit de la bonne conduite et la sagesse des expériences et des leçons de la vie. Il venait ainsi de dépasser, de quelques années la soixantaine.

Un grand penseur et poète, n’a-t-il pas fait savoir, a insisté et souligné que la vie commence à soixante ans, quand on la connaît mieux avant et quand on utilise ses raccourcis permettant de vivre pleinement, évitant les obstacles, les embûches, les épreuves et les inconvénients déjà rencontrés.

Ce matin du 4 juin, à l’aurore, le cœur de Hassen s’est arrêté de battre. Il avait à peine 64 ans. En bon musulman, très pieux et profondément croyant, il venait de terminer le shour, très recommandé par notre prophète Mohamed -que le salut soit sur lui- pour entamer avec allégresse le neuvième jour du mois de ramadhan.

C’est à ce moment que le Seigneur Tout-Puissant l’a rappelé à Lui. C’est un moment à forte signification symbolique coïncidant avec les premières prières de la nouvelle journée qui se lève en ce mois béni du ramadhan.

Hassen n’a pas souffert en quittant cette vie. Il a reçu incha’Allah déjà la bénédiction du Tout-Puissant qui lui accordera Sa sainte miséricorde et lui ouvrira toutes grandes les portes du Paradis.

Hassen mérite cette récompense attribuée aux croyants vertueux, humbles et généreux. Si l’échelle de la bienfaisance comporte dix paliers, on lui donnera la note la plus élevée, c’est-à-dire 10 pour ses actes de générosité et de bon cœur.

Il était en effet dans cette noble voie, toujours à l’écoute de ses proches, des membres du personnel de son journal et des personnes dans le besoin pour les aider, les secourir, les soutenir ou les accompagner, d’une manière désintéressée, sans cacul et dans la discrétion, avec pour seule et unique motivation, faire le bien pour le bien.

Pour l’humilité et la simplicité, Hassen n’avait pas son pareil. Il ne faisait pas la différence entre les gens, quel que soit leur niveau social ou leur grade.

Pour lui, tous étaient égaux, méritant égard, respect et considération. Il était ainsi égal à lui-même dans toutes des relations avec les gens et leur accordant chaleur, bonté et ce avec spontanéité et sincérité.

Ces traits de caractère hautement généreux faisaient apprécier Hassen par tous ceux qui l’approchaient, comme en témoigne Djamel Zerrouk, journaliste au Jeune Indépendant, son ami fidèle de longue date : « Hassen nous était tellement familier qu’on l’appelait, simplement et avec une profonde amitié, par ses initiales, BCH. »

Sur le plan professionnel, ses compétences étaient reconnues pour tous. Il était membre fondateur du quotidien la Tribune avec Kheireddine Ameyar. Hassen Bachir-Chérif a été désigné membre du jury du prix de la presse du président de la République. Cette nomination décidée par l’ancien ministre de la Communication Hamid Grine a été confirmée par le nouveau ministre.

Sur le plan professionnel toujours, Hassen fait bénéficier de sa riche expérience la rédaction du journal par ses réunions quotidiennes, une expérience fabuleuse acquise grâce à un brillant et éclatant parcours dans la presse écrite.

Il laisse cependant à la tête de la rédaction un journaliste éminent, Hassen Gherab, qui saura maintenir la qualité du journal la Tribune, une qualité exceptionelle imprimée par Hassen Bachir-Chérif.

D’ailleurs, Hassen Gherab a tenu à ce que la Tribune paraisse aujourd’hui avec un numéro spécial, consacré à l’illustre disparu. Cela demande un effort surhumain au personnel du journal, effondré par cette perte subite. « Je n’arrive pas à y croire. Hassen était avec moi, en pleine forme la veille de son décès.

J’étais avec lui encore une demi-heure avant la rupture du jeûne », dit, consterné et avec une profonde tristesse Ahmed, le chauffeur. Pour le personnel féminin du journal, inconsolable et le visage fortement marqué par les larmes, Hassen était considéré comme un grand frère. Il ne sera jamais oublié et son doux souvenir, avec ses qualités nobles, humanistes et hautement généreuses, restera toujours dans les mémoires.

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