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Aucune fraude n’a été signalée au premier jour…

19 juin 2016 | 18:56
Hocine Adryen


Le risque était grand. La crédibilité de l’Etat était en jeu. Idem pour la ministre de l’Education Mme Benghebrit, qui jouait son avenir sur cette deuxième session du bac, au risquant d’y laisser des plumes. Elle a dû pousser un grand ouf de soulagement….


Tout le monde scrutait la moindre information, la moindre rumeur. La première journée de l’examen qui s’est déroulé hier jusqu’à 16h30 a été très calme dans l’ensemble du territoire.


Aucunacte de fraude n’a été signalé ou porté à la connaissance des officiels. Le dispositif mis en place a bien fonctionné : les services de sécurité ont gardé jusqu’à a la dernière minute les enveloppes contenant les sujets au niveau de la direction de l’éducation de wilayas et au niveau des centres d’examen.


De même qu’ils ont été chargés de sécuriser l’endroit où se trouvaient les sujets et « bivouaquer » tout près des centres d’examen où étaient stockées les épreuves acheminées très tôt hier matin vers 2 072 centres d’examen dans des avions militaires.


Les sujets d’examen ont été imprimés le jour-même du déroulement des épreuves au niveau de l’imprimerie de l’Armée nationale. Elles concernent 7 matières pour les « sciences expérimentales », 4 pour les filières « mathématiques », « Maths-technique » et « gestion-économie » et une seule matière pour la filière « Langues étrangères ».


Le gouvernement, qui a mal digéré l’affront subi lors du premier examen, a décrété une mobilisation générale touchant notamment les ministères de la Défense nationale, l’Intérieur, la Poste et les TIC, la Justice, la Santé et le ministère de l’Education, qui a dépêché ses cadres pour suivre minute par minute le déroulé de l’épreuve.


Des cadres du ministère se sont même déplacés vers les différentes wilayas du pays pour « couver » les sujets. Auparavant, ils étaient sous la responsabilité du directeur de l’éducation et des services de sécurité. Autre disposition prise, l’élaboration de sujets de secours pour faire face à une éventuelle fuite.


« Toutes les mesures pour assurer le bon déroulement de l’examen ont été prises grâce à la conjugaison des efforts du ministère et des autres secteurs concernés qui sont la Sûreté nationale, la Gendarmerie nationale, la Protection civile et la Santé », a-t-elle déclaré.


Parmi les mesures « rigoureuses » prises figure l’interdiction pour les candidats d’introduire dans les salles d’examen tout appareil électronique connecté à Internet (téléphones portables, tablettes, ordinateurs portables). Les « hackers » qui menaçaient de faire fuiter une fois de plus les sujets de cette nouvelle session ont été surpris de voir que les réseaux sociaux (Google, Facebook, Twitter et instagram) étaient complétement inaccessibles. Même s’ils avaient pu via VPN (Virtual private network), se connecter via un autre pays, ils ont été incapables de sauter le verrou.


Les dispositions techniques et matérielles prises en amont se sont avérées efficaces. Rappelons que l’enquête de la Gendarmerie a abouti à l’arrestation d’une quarantaine de personnes impliquées dans ces fuites. Parmi elles, 3 employés dans l’imprimerie de l’Office national des examens et concours (ONEC) dont un directeur central.Une telle dérive ne s’est pas reproduite depuis 1992 où des sujets de mathématiques avaient circulé de main en main, avant l’heure de l’examen.


Le scandale avait valu au ministre de l’Education d’alors, Ali Benmohamed, d’être évincé du gouvernement.Le Premier ministre, Abdelmalek Sellalavait qualifié le scandale de la fuite des sujets du baccalauréat d’« atteinte » à la sécurité nationale. En attendant, tous les regards sont braqués sur la journée d’aujourd’hui avec son lot de surprises.

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