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Au grand malheur des estivants

23 août 2016 | 19:47
Lynda Louifi

L’instruction du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales relative à la gratuité des plages, n’est apparemment pas respectée dans certaines plages de la wilaya de Boumerdès. Des jeunes gèrent la plage comme bon leur semble et s’accaparent des espaces, provoquant une grande gêne auprès des estivants. Gare à celui qui ose s’installer près de ces tables !

En dépit de cela, ces jeunes exploitants sont là au niveau de certaines plages de la wilaya de Boumerdès à dicter leur loi à des estivants qui n’ont d’autre choix que d’obéir.

Même si le phénomène a connu un peu de recul par rapport aux années précédentes, les squatteurs réinstallent carrément des tables et des chaises de façon à ne pas laisser de place aux gens qui ramènent leur propre parasol.

Bien que des accrochages éclatent entre ces squatteurs et les estivants qui estiment qu’ils ont le droit de s’installer où ils veulent.

Au niveau de la plage de Corso, nous pouvons constater un alignement de tables, de chaises et parasols qui sont les uns à côté des autres ne laissant aucun centimètre d’intimité entre les estivants.

Les tarifs varient entre 1 000 et 1 500 dinars pour un parasol, une table et 4 chaises. Le tout sur un espace de 4 mètres carrés ! : « J’ai loué ces quelques mètres carrés jusqu’au 20 septembre, et ce depuis le début de la saison estivale. J’ai dû payer près de 200 000 da à l’APC de Corso pour bénéficier de cet espace », nous a indiqué l’un des jeunes que nous avons rencontré, sur place.

En l’interrogeant s’il y avait une place où planter le parasol que nous avons ramené avec nous, il nous a répondu qu’on peut le planter là où on le souhaite. Il fallait, cependant, trouver cet endroit. Leurs parasols déjà plantés accaparaient toute la surface susceptible de nous intéresser.

Car, en fait, il n’y avait que les endroits situés loin du bord de la mer qui étaient disponibles. Si certains vacanciers se plaignent du harcèlement de ces groupes de plagistes, d’autres par contre trouvent le concept très intéressant. C’est le cas de cette mère de famille qui estime qu’il est plus pratique de ne pas se surcharger en équipement de plage.

« Il est inutile de transporter le parasol et les chaises, quand on a à notre disposition tout ce qu’il faut », témoigne-t-elle. Malheureusement, peu de plages n’ont pas été envahies par ces squatteurs.

A l’exemple de la plage de la ville de Boumerdès. Contrairement aux autres plages, celle-ci n’a pas été submergée par les parasols de location, à part quelques parasols posés par terre destinés aux estivants qui ne prévoient pas le nécessaire.

La Gendarmerie nationale à la traque des exploitants illégaux
Pour leur part les services de Gendarmerie nationale ont lancé des opérations d’assainissement de différentes plages de la capitale, et ce dans le but de mettre fin aux activités illégales pratiquées par des jeunes louant des parasols, chaises et tables aux estivants.

Une première opération, le 29 juillet dernier, a été effectuée par les services de la Gendarmerie nationale de la wilaya d’Alger, qui ont mobilisé 1 400 gendarmes pour l’assainissement des plages de la capitale des bandes de malfaiteurs.

L’opération, menée par les éléments de la Gendarmerie nationale en présence des autorités administratives dans les plages à l’est et l’ouest de la capitale, s’était soldée par la saisie de 1 003 chaises, 264 tables en plastique, 280 parasols et 14 matelas pneumatiques. 1200 gendarmes ont été mobilisés lors de la deuxième opération, le 14 août, pour saisir tables, chaises et parasols.

Ces opérations s’inscrivaient dans le cadre des mesures coercitives visant à lutter contre l’exploitation illégale des plages à travers l’installation de tentes ou de parasols.

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