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Après la panique chez les éleveurs de bovins:La CNMA recommande l’assurance du cheptel

17 août 2018 | 22:17
Aïd Lilia Ait Akli

Le virus de la fièvre aphteuse, qui a touché 180 têtes, demeure une réelle menace pour le cheptel national. Bien que les spécialistes parlent d’une « situation maîtrisée », cet état de fait n’est pas sans affecter la production laitière et celle des viandes.

Une situation qui aura un impact négatif sur l’économie nationale. D’où l’intérêt de contracter une assurance auprès d’établissements spécialisés telle la CNMA (Caisse nationale de mutualité agricole).

 Les éleveurs auront immanquablement à subir les conséquences de cette maladie si leur cheptel n’est pas assuré, souligne-t-on auprès de la CNMA. En effet, l’importance de l’assurance du cheptel a été au centre d’un débat jeudi lors d’une journée de sensibilisation contre la fièvre aphteuse, organisée par la Caisse à Aïn Témouchent. Tout en rassurant quant à la non-contamination du cheptel ovin, la directrice des assurances agricoles à la CNMA, Madame Anassou, déplore l’absence de la culture d’assurance chez la plupart des éleveurs. « Il faut inciter les éleveurs à assurer leur cheptel contre toute maladie, notamment la fièvre aphteuse », a-t-elle indiqué. « L’éleveur se voit donc remboursé à hauteur de 80% de la valeur de l’animal, dans le cas où il a assuré ses bestiaux », a-t-elle expliqué.

Pour sa part l’inspecteur vétérinaire de la wilaya de Aïn Témouchent, Boucheref Mohamed, qui souligne l’absence de la notion d’assurance chez les éleveurs, estime qu’il est important d’aller vers l’obligation de cette assurance. « Il faut instaurer un système d’assurance très rigide », a-t-il dit. C’est d’ailleurs le motif du projet d’identification du cheptel qui est lancé dans deux wilayas pilotes, à savoir Bejaia et Tlemcen, et qui va être généralisé à tout le cheptel national. « Après cette identification, plus de 80% du cheptel sera assuré », souligne -t-il, en disant que « l’éleveur qui n’assure pas son cheptel n’aura pas sa carte d’éleveur, et son agrément sanitaire de production laitière et sa subvention ne seront pas pris en considération ». Une manière de rendre cette assurance obligatoire.

Il a en outre souligné l’importance de prendre des dispositions pour lutter contre l’étendue de cette maladie qui fragilise le cheptel national. Selon lui, ce virus parvient des pays du Sahel par l’introduction du bovin de ces pays-là, malgré son interdiction. Pour lui, le fléau de l’immigration clandestine, lui aussi, peut être à l’origine de la propagation de ce virus, signalant que « le virus peut bien être transporté par l’être humain, quoiqu’il ne touche pas l’humain », sinon comment expliquer l’enregistrement de cas de fièvre aphteuses dans des villes non frontalières. Il a par ailleurs mis l’accent sur l’importance de renforcer le contrôle des frontières du Sahel, pour que le virus n’atteigne pas les wilayas du nord du pays.

 Pour ce qui est des cas enregistrés cette année, l’inspecteur vétérinaire assure que l’épidémie a été maîtrisée dès le début, du fait que les inspections vétérinaires ont été mobilisées qui, pour la plupart, ont eu à gérer cette situation épidémiologique en 2014. La CNMA, qui a organisé une série de journées de sensibilisation sur la fièvre aphteuse et le rôle capital que joue l’assurance dans la préservation du cheptel bovin, a dédommagé un éleveur dans la wilaya de Sétif avec un règlement de 182 millions de centimes.

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