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Les réseaux sociaux s’agitent contre les prix payés par l’acheteur

Appel au boycott des véhicules « made in bladi »

21 mars 2018 | 00:45
Hocine Adryen

Les prix sortis d’usine des véhicules montés en Algérie publiés par le ministère de l’industrie ont révélé en fait le véritable prix que doit payer tout acquéreur d’une voiture « made in bladi ».
Les marges revenant aux concessionnaires sur chaque véhicule peuvent dépasser le un (1) million dinars suscitant l’indignation les réseaux sociaux. On assiste ainsi à des appels au boycott du la voiture locale, jugée excessivement chère
.
Depuis que le ministère de l’Industrie a exigé et obtenu des constructeurs automobiles de rendre publics les prix sortie d’usine des voitures assemblées en Algérie, une avalanche de « surprises » est venue assombrir encore un secteur qui patauge dans une incroyable anarchie. 
Et c’est l’Association de protection et d’orientation du consommateur et de son environnement (APOE), dirigée par Mustapha Zebdi, qui vient de révéler le pot-aux-roses via un communiqué rendu public ce mardi 20 mars.
Des concessionnaires encaissent jusqu’à un (1) million de DA de marge pour la vente de voitures neuves assemblées localement. De plus certains d’entre eux, au lieu de vendre directement aux citoyens et d’encaisser leur marge légale, cèdent à des intermédiaires sans scrupule des voitures revendues à des prix exorbitants. Alertée par cette arnaque, cette association a demandé au gouvernement « l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur le gap entre les prix réels des véhicules et ceux pratiqués par les concessionnaires automobiles ».
L’organisation estime que les marges bénéficiaires engrangées par les concessionnaires sont « immenses », ajoutant que « certains d’entre eux prennent jusqu’à un million de DA (cent millions de centimes) de marge sur l’unité ». 
Elle en veut pour preuve le décret exécutif 15/58 du 8 février 2015 et la loi sur la lutte contre le blanchiment d’argent et la corruption, qui obligent les concessionnaires automobiles à « communiquer les noms de leurs clients qui achètent de grandes quantités de véhicules sans registre de commerce ou agrément ».
La subtile arnaque des concessionnaires
Aussi, l’APOCE exhorte le ministère de l’Industrie à « prendre des initiatives » pour faire baisser les prix des véhicules. Elle propose de « vérifier » les prix communiqués par les constructeurs locaux à la tutelle pour savoir « s’ils ne sont pas exagérés par rapport au coût de revient ».
L’Association pense également que le ministère de tutelle doit comparer ces prix avec ceux dits de « transfert », à savoir les prix payés par les constructeurs locaux chez les maisons-mères. L’APOCE dénonce, dans son communiqué, « la parade » de certains concessionnaires qui consiste à vendre de grandes quantités à des « intermédiaires illégaux » qui les écoulent à des prix hors de portée.
La nouvelle loi régissant la vente des véhicules neufs en Algérie, publiée au Journal officiel et fixant les conditions et les modalités d’exercice de l’activité de concessionnaires de véhicules neufs est claire à ce sujet. Le consommateur algérien dispose aujourd’hui de plusieurs droits que le concessionnaire automobile est tenu de respecter.
En cas de violation des dispositions de cette nouvelle loi, les concessionnaires automobiles risquent des sanctions sévères. Ainsi, le concessionnaire ne peut en aucun cas, aujourd’hui, modifier le prix de vente figurant sur le bon de commande.
Ce prix doit être ferme, non révisable et non actualisable à la hausse, et établi en toutes taxes comprises (TTC), et inclure, éventuellement, les rabais, ristournes, remises consentis ainsi que les avantages fiscaux prévus par la législation en vigueur, explique ce décret exécutif. 
Enfin, l’association propose « la levée de l’interdiction de l’importation des véhicules de moins de trois ans », une vieille revendication combattue ardemment par le lobby exercé par les concessionnaires sur les pouvoirs publics au sein du Parlement. 
Aujourd’hui, on comprend pourquoi cette mesure n’a jamais vu le jour. Le gouvernement est aussi responsable de cette situation puisqu’il a laissé faire, au lieu de passer en force cette loi qui pourra pour ainsi dire profiter à des milliers de citoyens.

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