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Amar Ouali, journaliste et écrivain : « Pour écrire, il faut que je pense en tamazight »

21 octobre 2018 | 22:29
salon du livre Kamel Cheriti


Le Salon international du livre d’Alger va bientôt ouvrir ses portes et, déjà, les écrivains s’activent pour être au rendez-vous de ce grand évènement intellectuel, culturel, scientifique, technique, synonyme d’évolution, de développement et de progrès. Le jeune auteur Amar Ouali, qui écrit sous le pseudonyme de Fodil Lounès, a publié déjà son deuxième livre, et ce n’est qu’un début.


Le premier ouvrage est un roman. Il est écrit en langue amazighe. D’ailleurs, ce jeune auteur précise d’emblée qu’il ne peut écrire que dans sa langue maternelle, le tamazight, notre deuxième langue officielle et nationale.
« Toute mon inspiration est basée sur la langue amazighe. Je ne peux rédiger, avec des pensées claires et fécondes, qu’avec ses tournures intrinsèques, ses expressions imagées, ses structures linguistiques propres, ses succulents mots du terroir et son état d’esprit spécifique. Ces caractéristiques, qui relèvent particulièrement de la langue amazighe, stimulent mon génie créatif et constituent le fondement de mon inspiration », nous confie ce jeune auteur. Amar Ouali a écrit son roman en n’utilisant pas seulement ce support mais également la tradition séculaire ainsi que la civilisation ancestrale de la Kabylie, qui lui sert de fond pour le thème de ses écrits.


Ainsi, dans son premier roman, Amar Ouali évoque, comme cadre à son histoire, la vie rationnelle, sage, bien organisée, naturelle, prévoyante et solidaire. L’eau, savammant consommée, y est préserve et ne manque jamais. L’agriculture, pour sa part, est florissante, offrant ainsi une nourriture saine. Il va sans dire que des périodes de sécheresse existent ; cependant, la solidarité entre les habitants entre dès lors en action, au profit de tous les membres de la communauté, sans aucune exception. Cette vie équilibrée, saine, permettant ses femmes et à ses hommes de vivre très longtemps, contraste avec la vie d’aujourd’hui, dite moderne. Ce soi-disant progrès n’est en effet pas toujours positif ou employé à bon escient. Amar Ouali justement choisi ce thème comme sujet de son deuxième livre, qui est un recueil de nouvelles.


Dans l’une d’elles, ce jeune auteur raconte l’histoire d’une famille où le père n’arrive plus à communiquer avec son fils. Celui-ci manipule en effet son smartphone à longueur de journée. Il est captivé et fasciné par ses applications et par Facebook, vivant ainsi constamment dans un monde virtuel, oubliant la réalité et ses responsabilités. Amar Ouali a publié ses deux livres aux éditions Amel. Il cherche un traducteur pour sortir ses livres en arabe et en français afin d’élargir son lectorat.


Il mérite tous les encouragements pour ses écrits en ce sens qu’il est non-voyant depuis l’âge de cinq ans, suite à un accident où son grand-père a trouvé la mort. Aujourd’hui, Amar Ouali a vingt-huit ans et termine son magister à l’Ecole supérieur de journalisme. Sa carrière d’écrivain est pleine d’avenir et d’espoir avec la promotion de la langue amazighe, devenue officielle et nationale, et enseignée maintenant dans près de quarante wilayas du pays.

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