Nationale

#TITRE

346

Alviar conclut un partenariat avec les éleveurs

8 mai 2016 | 21:52
Z. M.

L’Algérienne des viandes rouges (Alviar) a conclu un accord avec les éleveurs afin d’approvisionner le marché local en quantités suffisantes de viande à des prix raisonnables et de réduire les importations de ce produit.

Ce partenariat entre l’entreprise publique de production et de commercialisation de viandes rouges (Alviar) et les éleveurs permettra à ces derniers d’écouler une partie de leur cheptel dans trois complexes d’abattage de la société sans passer par des intermédiaires, a annoncé l’APS qui cite une source du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche.

« Ces trois abattoirs, basés à Hassi Bahbah (Djelfa), Bougtob (El-Bayadh) et Aïn M’lila (Oum Bouaghi, non encore opérationnel), ont une capacité de production totale de 40 800 tonnes, soit 1,5 million de têtes d’ovins et 60 000 têtes de bovins annuellement », a précisé la même source.

L’abattoir de Hassi Bahbah, opérationnel depuis 2015, peut traiter 600 000 ovins et 24 000 bovins par an. Installés dans les régions steppiques autour de zones d’élevage, ces complexes sont dotés de systèmes modernes d’abattage et de tunnels de congélation. A travers des contrats signés avec Alviar, les éleveurs pourront écouler leur production sur le marché national.

Ces abattoirs ont aussi la vocation de valoriser la production des viandes rouges dont l’excédent pourrait être orienté vers l’exportation, notamment pour la viande ovine.

Par ailleurs, le ministère de l’Agriculture et les professionnels de la filière ont décidé d’élargir les capacités de production nationale en croisant les races bovines locales avec celles importées, grâce à la mobilisation des capacités scientifiques et techniques existantes en matière de génétique dans les instituts et universités.

C’est dans ce sens que certaines universités collaborent avec des éleveurs au niveau des pôles de production de viandes rouges, comme celui de Sétif, dans l’objectif d’améliorer le système d’élevage.

Il s’agit également de moderniser et de relancer la filière viandes rouges dans l’objectif de réduire les importations et de développer les capacités d’approvisionnement, d’autant que l’Algérie figure parmi les plus gros importateurs de viandes rouges, notamment bovines, avec près de 48 000 tonnes par an.

La production nationale de viandes rouges est estimée actuellement à 500 000 tonnes annuellement (bovine, ovine, caprine et cameline), dont 155 000 tonnes de viande bovine en 2015, soit 31% de la globalité. Le cheptel bovin est estimé à 2,1 millions de têtes, dont un million de vaches laitières, tandis que celui de l’ovin compte 25 millions de têtes.

Pour conforter les capacités de production, les professionnels et les pouvoirs publics se sont entendus sur plusieurs mesures d’accompagnement de cette filière sur le court et moyen terme. Il s’agit de faciliter la mise en œuvre des investissements des opérateurs activant dans ce créneau pour la création d’exploitations intégrées d’élevage, c’est-à-dire incluant la production fourragère et l’aliment de bétail.

L’Etat s’engage, dans ce contexte, à attribuer des concessions dans le cadre de la mise en valeur des terres au niveau des Hauts Plateaux et du Sud pour créer des centres d’élevage et d’engraissement.

Commentaires

    Horaire des prières / ALGER
  • Fadjr: 0
  • Dhohr: 0
  • Assr: 0
  • Maghreb: 0
  • Isha': 0
  • Agenda Officielle

caricature

caricature

SONDAGE

Le Hezbollah libanais est-il un mouvement de résistance ?

Facebook

Twitter