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Des officiels maliens présents à Tamanrasset

Algérie : Vers l’expulsion de 105 Maliens membres d’Ansar Eddine

26 mai 2018 | 06:16


Selon l’agence de presse britannique Reuters, l’Algérie s’apprête à expulser 105 Maliens soupçonnés d‘être membres du groupe djihadiste Ansar Eddine.
Cette information aurait été révélée par un « responsable algérien » ayant requis l’anonymat et cité par le correspondant de l’agence de presse Reuters : « C’est une décision rendue par un tribunal algérien », aurait précisé ce responsable à Reuters.
Cette information n‘a été donnée par aucun canal officiel. De même qu’aucune autre forme de précision n’a été fournie sur les conditions de l’arrestation de ces Maliens ou de leur emprisonnement.
Mais une dépêche de l’APS confirme indirectement cette « info », et prend tout de même le soin de préciser que la délégation d’officiels maliens (ministère des Affaires étrangères) arrivée mercredi dernier à Tamanrasset avait pour objet de « s’enquérir de la situation de leurs ressortissants », selon l’APS. Une importante communauté malienne, très présente, est établie à Tamanrasset depuis plus d’une décennie. Faut-il pour autant s’en inquiéter ou se réjouir ?
S’il s’agit réellement de combattants du groupe Ansar Eddine dirigé par Iyad Ad Ghali, ayant revendiqué de nombreuses attaques au Mali visant les militaires français et les missions onusiennes, la position de l’Algérie sur l’expulsion des migrants subsahariens est tout à fait légitime. Car ce groupe opère tout près des frontières algériennes. Le 14 février dernier, un raid de la force Barkhane a permis d’éliminer ou de capturer plus d’une vingtaine de « terroristes » dont des chefs d’Ansar Eddine ainsi que d’Al Mourabitoun. Parmi les morts, Malick Ag Wanasnat, bras droit d’Iyad Ag Ghali. Une partie de l’opération s’est déroulée à moins d’un kilomètre de la frontière algérienne. Cette action a été coordonnée entre l’armée algérienne et l’armée française. En effet et la veille de l’opération, le général de corps d’Armée Ahmed Gaid Salah, vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’ANP, recevait l’Amiral Bernard Rogel, chef d’état-major particulier du président français Emmanuel Macron.
Bernard Rogel aurait été dépêché par la France pour venir informer l’Algérie de l’imminence de l’opération. Dans ce contexte, l’Algérie ne cesse de « justifier » la gestion des migrants clandestins par des impératifs sécuritaires. 

Caches d’armes au sud
Avant-hier, une importante cache d’armes et de munitions a été découverte par l’Armée nationale populaire près de la bande frontalière à Bordj Badji-Mokhtar. 


Cette opération de qualité venant s’ajouter à l’ensemble des résultats concrétisés sur le terrain confirme la ferme détermination des forces de l’ANP déployées le long de nos frontières, à déjouer toute tentative d’introduction d’armes ou d’atteinte à la sécurité du pays et sa stabilité, a indiqué le communiqué du MDN qui ne laisse aucun doute sur la nature du danger auquel le pays est exposé. La multiplication de découvertes de caches d’armes et de munitions est un signe que quelque chose se prépare au sud du pays. Cette action de déstabilisation ne doit émaner que de pays ennemis ou hostiles à sa politique d’équidistance entre les deux grandes puissances. Cette annonce intervient vingt-quatre heures après le rapport un peu musclé du Haut-commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies qui a demandé à l’Algérie de cesser les expulsions des migrants subsahariens. Ce fameux rapport a usé d’un lexique peu commun à l’égard de l’Algérie en y évoquant, entre autres, « des rafles arbitraires massives », un traitement « dégradant », des « conditions inhumaines ». Et comme il fallait s’y attendre, les autorités algériennes n’ont pas tardé à réagir face à cette grave mise en accusation. Dans un communiqué rendu public avant-hier, le ministère des Affaires étrangères a souligné que l’Algérie rejette « avec force les accusations à tort de certaines ONG de faillir à ses obligations internationales en matière de solidarité, d’accueil et d’hospitalité envers les migrants subsahariens.
Le MAE a regretté ces « graves accusations » qui visent à « porter atteinte à son image et à ses rapports avec ses voisins du Sud ». Il a souligné que des mesures de reconduite à la frontière d’un certain nombre de migrants ont ainsi été décidées et mises en œuvre en veillant au « strict respect de la dignité et des droits humains » des personnes concernées et en étroite concertation avec les Etats dont ils sont ressortissants.
 

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