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Alger, soulagée, devra reprendre ses contacts avec Ankara

16 juillet 2016 | 18:57
Djamel Zerrouk

Le coup d’état avorté contre le président turc Recep Tayyip Erdogan a suscité l’attention de l’ensemble des grandes capitales de la planète. Si Washington, Paris, Londres ou encore Moscou et l’Union européenne ont condamné vivement la tentative de putsch, des pays de la région dite MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) ne cachent pas leur satisfaction quant au rétablissement de la « légalité démocratique » en Turquie.

Il est en effet inconcevable de cautionner un coup d’Etat si l’on est soi-même légaliste. Il faut citer à ce propos certaines capitales, jugées importantes, de ce vaste espace de plus de 20 nations, à l’exemple d’Alger et du Caire. Selon les observateurs avertis, ces deux puissances, qui comptent dans l’échiquier africain et arabe, « n’ont aucun intérêt à voir la Turquie sombrer dans le chaos ».

Cela d’autant qu’une reconfiguration de la géostratégie du Proche-Orient a tendance à se dessiner « avec, justement, l’implication de la Turquie et aussi de Moscou, dont Ankara se rapproche de plus en plus ».

Les observateurs n’omettent pas le fait que les diplomaties turque et algérienne, briefées sans aucun doute aux plus hauts niveaux respectifs de la décision, viennent d’entamer la difficile mission de ramener la paix en Syrie. 

Depuis le début de la guerre de déstabilisation de la République arabe de Syrie, Alger n’a jamais désespéré de faire taire les armes. Usant de son statut de « puissance respectée » dans le monde arabe et musulman, l’Algérie ne rate, en effet, aucune occasion de « raisonner » l’allié turc pour qu’il mette fin à une guerre qui a fait plus de 300 000 morts depuis 2012. « Alger et Ankara se concertent étroitement pour tenter de rapprocher leurs positions vis-à-vis de la crise syrienne, qui étaient diamétralement opposées.

Mais la convergence de vues sur la crise syrienne n’est pas pour demain », relève sous le couvert de l’anonymat un ancien diplomate, fin connaisseur du monde arabo-musulman. Il va sans dire, selon notre source, que la Turquie « a beaucoup évolué » dans le dossier syrien. Erdogan donne aujourd’hui l’image d’un chef d’Etat qui veut en découdre avec le terrorisme qui sévit essentiellement en Syrie.

« Son rapprochement avec Moscou en dit long sur la question, et ce n’est certainement pas vers une capitale arabe, abstraction faite d’Alger, que le Président turc désire se tourner pour sortir du bourbier syrien », commente-t-on dans les milieux médiatiques algérois. En tout état de cause, Alger a dû, sans aucun doute, pousser un ‘’ouf’’ de soulagement en apprenant que le coup d’Etat contre Erdogan a été avorté. 

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